16.02.2009
Je suis folk...
Comme vous le savez, à l'origine de ma composition était la guitare. J'aime cet instrument depuis que je suis tombée amoureuse d'un garçon au lycée. Depuis dix ans, je suis donc devenue une guitariste non pas exceptionnelle, mais je sais jouer quelques morceaux, ce qui est quand même bien agréable quand on voyage comme moi.
Et puis j'ai découvert deux styles musicaux tout à fait en adéquation avec la guitare : le rock et le folk. Enfin, surtout le folk, puisque c'est sur ce style musical que s'oriente instinctivement mes compositions... J'aime cette manière d'exprimer qui est née d'une part de la population américaine de ces années 1930, celle flouée par la crise de 1929. Beaucoup n'avaient que leur guitare pour pleurer, et c'est devenu une musique non-violente, mais pleine de désillusions... Cette musique prend aussi source auprès des immigrés d'Europe vers les States, notamment les Irlandais. Bref, le folk est la musique populaire par excellence, puisque partie intégrante du folklore américain (d'où son nom, finalement).
Voici donc un petit aperçu de cette source d'inspiration qu'est la mienne :
- Les Américains

- Bob Dylan, Mr Tambourine Man (Car c'est finalement lui qui a popularisé au monde entier la musique folk dans les années 1960. S'il n'y avait pas eu Dylan, je pense que le folk serait réduit à être un trucs de bouzeux ricains, comme l'est aujourd'hui malheureusement la country... De plus, la mère de ma meilleure amie, qui est aussi la meilleure amie de ma mère, de sa jeunesse dans les laboratoires de Manille où elle faisait ses études, sortait sa guitare et jouait du Dylan. Aujourd'hui, elle est toute excitée de le voir en concert, même si ça fait dix ans qu'il est à moitié mort...)
- Joaz Baez, We shall overcome (Pendant féminin de Bob Dylan dans les années 1960, c'est en découvrant cette chilo-irlandaise que je me suis dit que le folk était fait pour moi. Passer autant d'émotions avec une simple guitare fait toute la force de ce style musical. Et c'est ainsi qu'elle a pu devenir une vraie passionaria pacifiste en pleine guerre du Viêt-Nam...)

- Neil Young, Lotta love (Dylan commençant à vivre sur ses lauriers dans les années 1970, la relève vient de Neil Young, qui pousse le folk encore plus loin dans la description de l'Amérique profonde. Encore aujourd'hui, il est une référence pour plein de folkeux, mais aussi des rockeurs décomplexés de lâcher les riffs violents...)

- Tracy Chapman, Talkin' bout a revolution (Le folk endormi dans les années 1980 retrouve sa source avec cette dame que je prenais dans un premier temps pour un homme... Ben oui, ça arrive, mais elle avait vraiment l'air d'un mec dans les années 1980. Mais encore aujourd'hui, quand j'entends cette chanson, j'en ai les tripes lessivées... Cette intensité...)

- Ben Harper, Sexual healing (Celui par qui vient la relève dans les années 1990. Il rajoute un peu de soul dans la folk, ce qui fait un métissage intéressant se rapprochant du reggae, comme nous le verrons tout à l'heure avec les Africains... Et puis cette reprise du grand Marvin est quand même bien plus chaude que l'originale, qui était déjà bien brûlante...)

- Jack Johnson, Sitting, waiting, wishing (Il fait partie de cette nouvelle génération de mecs trop cool qui surfent et font des trips le soir sur la plage. Gros background écolo dans ses paroles, se rapprochant de fait des Australiens...)

- Charlie Winston, Hobo (C'est lui qui m'a poussée à écrire ce papier, ode à la musique folk. Il est bon que les States aient encore ce genre d'artistes qui valorisent de la sorte leur musique la plus populaire. C'est ma sensation de ce début d'année 2009...)
Les Canadiens
Continuons en Amérique du Nord, avec deux petits artistes canadiens. Car oui, le Canada est aussi connu pour ses chanteurs folks, et pas seulement pour ses chanteurs à voix brise-noix. Petite sélection

- Alanis Morissette, Mary Jane (Quand est sorti en 1995 Jagged Little Pill, j'avais 12 ans et ce fut un choc. Depuis, je ne suis pas toujours d'accord avec ses choix artistiques, mais je pense que cet album fait partie des meilleurs albums que je n'ai jamais entendu. Et la réédition accoustique de 2005 reste un bonheur...)

- Feist, The park (Après avoir tâté du punk et d'y avoir perdu sa voix, Leslie Feist se met au folk, moins destructeur pour sa nouvelle voix de chaton malade. Et Dieu sait si ça lui va bien... Et puis ces petits bruits d'oiseaux en background, rien de meilleur...)

- Xavier Rudd, Energy song (Ce Canadien d'origine australienne est d'un cool qui décontenance les bien-pensants, et c'est pour cela que je l'aime. C'est un mec du genre à enregistrer ses albums dans la forêt et à laisser les respirations dans les remasterisations de ses pistes, pour faire ressentir à l'auditeur les vibrations et les inspirations de sa musique...)
Les Australiens
Xavier Rudd comme pour faire un trait d'union entre les folkeux canadiens (son pays d'adoption) et australiens (son pays d'origine)... En Australie, pays du surf et des bushmen, nombreux sont les mecs qui sortent les guitares et les accomodent d'instruments un peu weird, tels que le didjeridoo ou les sitars indiens... L'écologie et le retour à la nature reste une constante au niveau des textes, qu'ils écrivent la plupart du temps dans un état second...

- John Butler Trio, Zebra (La parfaite illustration du folk australien à l'heure actuelle, avec une certaine virtuosité à la guitare, et une voix très soul. Ajoutez à cela une conscience quasi-politique, mais vu l'état de son cerveau, ne pas trop lui en demander non plus...)

- Gabriella Cilmi, Sweet about me (Je suis folle de sa voix mi-jazz mi-enfantine, qui donne envie d'aller et de faire des papouilles. Elle est méga-cool, ce qui est l'avantage premier dans le folk. En effet, une médolie folk se doit de ne pas prendre la tête...)
Les Européens
Là, c'est Gabriella, Australienne d'origine italienne qui fait le pont. Car oui, la musique folk telle que nous l'entendons aujourd'hui tire ses racines de la musique populaire irlandaise, où la guitare se mêle aux uilean pipes, au violon et à l'accordéon.

- Mike Oldfied & Maggie Reilly, To France (Pure illustration du retour au folk irlandais des années 1980 et précurseur de la mode afro-celte des années 1990, Mike Oldfield se cherche un peu partout, aussi bien dans le folk natal que dans l'électro - voire la BO de l'Exorciste...)

- Malicorne, La complainte du coupeur de bois (Chef de file du folk français des années 1970 et 1980, ce groupe mené par le Franco-libanais Gabriel Yacoub et sa femme Marie tire son répertoire de la chanson médiévale et baroque... J'ai longtemps cru que le groupe était d'origine bretonne, du fait de la multitude de folkeux bretons qui reprennent le répertoire traditionnel... Mais non, ce sont des purs Parisiens qui retournent aux sources...)

- Francis Cabrel, L'encre de tes yeux (Oui, je sais, c'est un cliché, mais citez-moi meilleur représentant du folk français depuis trente ans que Francis Cabrel, qui fait de la musique tellement folk et tellement terroir qu'on l'appela un temps La grand-mère à moustaches. On dit aussi que c'est le dernier troubadour français. Mais oui, les troubadours étaient folk ! )

- Yaël Naïm, Paris (Certes, elle est Israëlienne, mais sa culture folk a été travaillée avec sa rencontre avec David Donatien... Elle a une certaine ressemblance avec Joan Baez, les textes engagés en moins...)
Les Africains
Pour finir, voyons comment le folk, à travers la pratique du reggae – qui a vraiment été fédérateur pour la musique populaire des populations noires – a pu gagner l'Afrique. C'est notamment au Nigéria que cela se traduit, à travers une multitude d'artistes de qualité.

- Amadou & Mariam, M'bifé (Non, mais sérieux, ils sont trop mimi, ce petit couple de Maliens beaux comme deux rossignols... Quand Amadou, guitariste de talent, rencontre Mariam, cela donne l'un des couples les plus créatifs et les plus ouverts de la scène folk africaine...)

- Ayo, Slow, slow (run, run) (Elle a de qui tenir : un père DJ Nigérian, une mère gitane, un compagnon jamaïcain et un fils qui, à 3 ans, arrive à tenir un rythme sur une batterie... Bref, cette fille est l'incarnation du folk au féminin en Afrique, et est amenée à faire se multiplier les filles qui empoignent la guitare...)

- Femi Kuti, Day by day (Fils de l'excellent Fela Kuti, Monsieur Afrobeat, décédé en 1996, Femi et son frère Sela sont aujourd'hui représentants d'une musique nigérianne très créative... Si Sela s'est tourné vers l'afrobeat et le jazz, Femi reprend les recettes du reggae et du folk pour une musique plus méditative...)

- Idir, Pourquoi cette pluie (J'apprécie le folklore kabyle, et notamment Idir, qui amène avec énormément de poésie en français et en kabyle des sujets graves que seule son expérience d'exilé lui suffit à faire comprendre...)
Vous l'aurez compris, ce qui importe, dans le folk, ce n'est pas la mélodie, qui est parfois minimaliste, bien que très belle, mais ce que l'on a à dire. Et cela reste pour moi le meilleur moyen d'expression à l'heure actuelle...
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20.01.2009
Breizh ma bro da viken...
Pour une fois, mon papier aura un titre mystérieux. Car oui, c'est ainsi que je déclare mon amour à la "Bretagne, mon pays à jamais..."
Je suis née le 30 mars 1983 à Dinan (dans les Côtes-d'Armor), dans une clinique privée au pied des remparts. Je suis née de mère Bretonne et fière de ses origines, et d'un père Franco-belge et déraciné. Le choix a été vite fait : je serai Bretonne ou je ne serai pas.
Le renouveau de la musique bretonne, après des années de recul due aux réformes imposant la culture et la langue française dans les régions à forte identité culturelle, s'est fait dans les années 1970. Les festoù-noz reprenaient en force – j'en ai même organisé dans mon village, et ouais ! On (re)découvre des écrivains tels que Anjela Duval, Pierre-Jakez Helias, Henri Queffelec (et son fils Yann), mais aussi des auteurs plus anciens tels que Théodore Hersart de la Villemarqué qui a compilé et traduit des chants auprès des anciens : le Barzaz Breizh.
Mais celui qui a popularisé la musique bretonne telle que nous la connaissons à l'heure actuelle est sans conteste (cet enf*** d') Alan Stivell. Ma Doué, ma Doué, mais à sa suite, des types commencent à se faire entendre : Glenmor, Dan ar Braz, Tri Yann et Gilles Servat, pour ne citer qu'eux.
C'est l'époque où maman était une pure utopiste, qu'elle enchainait les camps de vacances avec option nuits blanches et balades à St-Malo, avec Alan Stivell en bande-son. Bref, ces années 1970 étaient un vivier du folk traditionnel tel qu'il a pu se développer dans le reste du monde.
Après un petit trou dans les années 1980, où Rennes est devenu creuset de création pour la pop et le rock, 1990 et les années métissages et world music on redonné un autre salut à la musique bretonne, sous la houlette dans un premier temps d'un Denez Prigent très inspiré, entre Bretagne super goth à la Chateaubriant et métissage électro. Le retour des festoù-noz ont donné des groupes assez sympa tels que Carré Manchot. L'autre spécificité de la Bretagne, désormais, est la musique alternative (rock, dub...) et l'écriture.
Donc voilà, je vous ai fait un petit aperçu de ce qui a pu se faire comme musique en trente ans dans mon pays...

- Armens, Ar-men (Ce groupe que l'on appelle le Noir Désir lorientais traîne leurs godasses dans les salles de France et de Suisse depuis 1996. Perso, j'adore leur son, je les ai vu plusieurs fois en concert, dont une fois en 2007 – je faisais partie de l'organisation et c'était hot hot – où ils ont envoyé le bois devant 3.000 personnes... Et quand ils jouent à domicile, c'est un bonheur...)

- Gilles Servat, Je dors en Bretagne ce soir (C'est ce que je me dis quand je prends le TGV Paris-Rennes, puis le TER Rennes-Dol le vendredi soir... Et comme je suis une grande voyageuse, quand je rentre de voyage, c'est ma bande-son... Gilles Servat, j'étais dans l'organisation d'un de ses concerts avec le bagad de Saint-Malo en 2006 qu'on organisait pour servir au financement de l'école catholique où enseignait ma mère. Lors de la conférence de presse, certains journalistes lui ont reproché à lui, ancien compagnon de route de l'Armée Révolutionnaire Bretonne, de chanter pour une école catholique... Il a gardé son calme – le directeur de ladite école était également présent – et a dit qu'il était avant tout un artiste et qu'il chantait où on lui demandait de chanter...)
- Denez Prigent, Sarac'h (Un vrai chanteur breton, de par sa voix prenante, de par le fait qu'il ne parle même pas français en concert... Et justement, cette voix m'évoque le romantique qu'on a justement appliqué à Chateaubriant, grand admirateur de la côte malouine en pleine tempête... Car Denez Prigent évoque surtout pour certains un gros coup de vent sur la pointe de Saint-Mathieu un 11 novembre, bref, une âme bretonne éternelle et fascinante)

- Tri Yann, La découverte ou l'ignorance (Oui, je suis citoyenne universelle, je suis née Française, mais le fait que je sois Bretonne est mon supplément d'âme... Ce texte, déclamé en 1976 par Jean-Louis Jossic, chanteur de Tri Yann, est l'un des plus bouleversant pour parler de cet état de fait)

- EV, Ihala (Ce groupe nanto-finnois envoie le bois et joue sur la provocation... Ils ont l'air de gros barbares, tatoués de partout et se produisant sur scène torse nu et en kilt (traditionnel ?). Pour une première approche, je vous ai mis un truc assez soft...)

- Glenmor, La gavotte romaine (Glenmor était un grand barde breton qui est décédé en 1998. Il a participé au renouveau de la musique traditionnelle. Il faut savoir aussi qu'en Bretagne, si on ne s'agenouille pas devant un jubé, on bouffe du curé à la tonne...)

- Dan ar Braz et l'Héritage des Celtes, King of Loeis (Car la musique bretonne ne peut être étudiée sans voir la globalité de la musique celte. Le brave Daniel de Quimper l'a bien compris en reprenant le répertoire aussi bien scot que gallois ou irlandais avec sa gratte... En tout cas, je suis super fière de faire partie de l'organisation de son concert dans mon village en août 2009...)

- Bagad de Lann-Bihoue, Gwir vretoned (Ah... Les Bagadoù, c'est une institution en Bretagne, à l'image de ce que peuvent être les pipe bands en Écosse... Mais j'aurais préféré vous balancer un son du Kemper, à mon humble avis, le meilleur et le plus créatif. Mais Lann-Bihoue est le plus visible, du fait que son statut militaire particulier...)

- Miossec, La fidélité (À l'instar de Gainsbourg ou de Bashung, le pilier de bar brestois, devenu conseillier municipal écolo à Plouzané, ne sait pas trop chanter mais sait écrire de belles chansons. Je trouve que la quarantaine lui a profité, bien que ma soeur et moi avons traîné nos spleens adolescents sur Boire et Baiser, d'où est issu cette chanson...)

- Yann Tiersen, Summer 78 (BO Good bye, Lenin) (Le meilleur ami de la référence précédente, devenu ermite sur l'île d'Ouessant après son divorce de Natacha Reigner, est un instrumentiste d'une rare virtuosité, doublé d'un être d'une timidité maladive... Ce qui fait qu'il est assez mal apprécié en live, bien que ses bandes originales et ses studios soient des chefs-d'oeuvre...)

- Carlos Nunez, Saint-Patrick an-dro (Certes, il est Galicien, mais ce joueur de uilean pipe et de gaita passe son temps au Festival Interceltique de Lorient et ce n'est pas pour rien qu'il a appelé un de ses albums Un Galicien en Bretagne. Accessoirement, je l'ai entr'aperçu traversant un wagon de TGV que j'empruntais... Miaaaaaam...)

- Yelle, Je veux te voir (Et oui, la petite que les Ricains s'arrachent est originaire de Saint-Brieuc... Heureusement qu'elle a réussi à se sortir de ce pétrin urbain avec son son Tecktonik...)

- Renan Luce, La lettre (Encore une fois, oui oui oui, le piou-piou à gra-gratte morlaisien me file encore des orgasmes... Surtout depuis que j'ai appris qu'une camarade de fac était au lycée avec lui... Aaaaaaaah!)

- Niagara, Quand la ville dort (Et oui, Muriel Moreno, l'étudiante en histoire de l'art, et Daniel Chevenez, le clavier de plusieurs groupes, sont rennais de création...)

- Étienne Daho, Week-end à Rome (Là aussi, je sens que je vous troue le derche en vous disant que Daho avait choisi Rennes comme lieu de création et de résidence dans les années 1980... Mais puisque je vous le dit ! Heureusement, finalement, qu'il y a eu des personnes pour créer les Transmusicales en 1979, dont Daho...)

- Tri Yann, Marie-Jeanne-Gabrielle (Dommage que je ne vous ai pas retrouvé l'originale, chantée par Louis Capart. Mais Marie-Jeanne-Gabrielle est un peu l'histoire de ma grand-mère maternelle, ainsi que toutes les grands-mères bretonnes qui ont connu leur pays et leur campagne avant les années 1950. C'est pour cette raison que cette chanson a une telle importance pour moi. Quitte à appeler ma fille Marie Jeanne Gabrielle...)

- Gildas Arzel, Sandrine (Un chanteur assez peu connu en tant qu'interprète, mais surtout connu pour avoir collaboré en tant que compositeur avec Jean-Jacques Goldman et Jacques Verenuso pour Garou et Céline Dion... Et cet état de fait est un tort que je dois de corriger. En effet, ses chansons à résonnance folk valent le coup de s'attarder...)

- Soïg Siberil, Kest ar Sonerien (Ce Parnassien de naissance est rentré au pays au début des années 1970 pour vivre la culture de son père et s'en inspirer pour renouveler le répertoire de la guitare celtique, accordée d'une certaine manière. J'ai découvert Soïg Siberil lorsque je commençais la guitare. Ma mère m'a mis à disposition un de ses ouvrages de partitions et j'ai découvert de cette manière les subtilités de la guitare accordée DADGAD... Les spécialistes m'auront comprise...)

- Kan Tri, J'ai voyagé en Bretagne (Un délire de trois violonistes : Patrick Ewen, Eric Delahaye et Melaine Favennec... Cela me rappelle certains midis étudiants, où nous chantions cette chanson à tue-tête avec mon ami Aurélien... Le bon temps)

- Denez Prigent, Ar sonerien du (Un Denez Prigent donc plus orienté sur les morceaux traditionnels pour faire la fête, qu'il réorchestre de manière assez weird... Une signature. Mais on voit ici ses capacités en concert, en l'occurence au Festival Interceltique de 2001...)

- Carré Manchot, Suite fisel - ton diwezhan (Le fisel, alias le coupe-pattes de Rostrenen, est la seule danse bretonne commune que je ne sais pas danser. J'ai essayé, mais je disais bien la même chose du kost ar hoed du pays vannetais. De toutes façons, "ceuss ed' Rostrenen" sont des gens aux moeurs bizarres, comme tous ceux qui vivent en centre Bretagne, qu'on peut communément appeler "Le trou du cul du monde"...)

- Jeanne Cherhal, Les photos de mariage (Je vous la sers parce qu'elle est nantaise, mais bon Dieu qu'elle m'exaspère, cette fille...)

- Merzhin, L'hacienda (L'école MJC de Landerneau forme des petits mecs qui envoient le bois depuis 1998. Et quand je demande à mes copains normands ce qu'ils en pensent, ils piquent des crises d'hystérie. Pour avoir organisé leur concert en 2008, je peux dire que cet univers mi-festif mi-gothique a de quoi plaire...)

- Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, OCB (Un bel hommage de ces Rennais déjantés à une entreprise quimperoise florissante et à l'industrie traditionnelle du chanvre des monts d'Arrée qui a repris de l'activité depuis Les nains de jardin de Merzhin... Hé hé hé...)

- Soldat Louis, Tirer des caisses (On ne connait de ces sympathiques Lorientais que le tubesque Du rhum, des femmes. Mais Soldat Louis, c'est vingt ans de carrière basée sur la mer, ses marins, et ses "femmes" de marins... J'ai organisé leur concert en 2007, ça a vite été un peu ingérable niveau viande saoûle, mais bon concert, bon bon groupe...
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16.12.2008
C'est Noël...
Vous l'auriez remarqué – moi aussi en bossant à la FNAC en cette période –, les magasins deviennent fous, les mendiants font encore plus pitié que d'habitude, la CB chauffe plus que d'habitude... Oui, c'est bientôt le 25 décembre, et qui dit 25 décembre dit Noël.
Même si depuis les années 1950, c'est plutôt le père Noël, ou plutôt Santa Claus qu'on célèbre à cette date, en s'offrant ou en offrant aux enfants des cadeaux mirobolants, j'aime pourtant à penser que Noël garde encore sa signification chrétienne, chère à mon coeur...
Oui, car moi, ce que je célèbre en ce 25 décembre, c'est la venue du Seigneur mon Dieu, à savoir Jésus-Christ. D'ailleurs, je me fous qu'il soit né ou non un 25 décembre, Noël, c'est pour moi la célébration de ma famille, en mémoire de la famille originelle... C'est pour cette raison que ma mère m'exhorte à revenir en Bretagne le 24 au soir, alors que je bosse jusque 19h et que rebelote le 26.
Ce qui me plaît, c'est de voir les yeux de ma mère pendant cette période. Elle redevient une véritable petite fille qui s'émerveille de tout. Alors quand je lui ai annoncé que j'allais signer mon CDI, elle a vu cette chose comme une bénédiction de plus que le Seigneur son Dieu accordait à notre famille (qui est en train de se casser la gueule... mais bon, on ne peut pas tout avoir...).
Bref, je laisse parler les cyniques qui ne voient en Noël qu'un avatar de la société de consommation, de toutes façons, très peu d'entre eux essayent d'en comprendre la raison profonde. Certes, le but n'est pas de consommer à outrance, mais de tout faire pour réunir la famille, ce qui est de plus en plus dur en ces temps...
Comme d'habitude, voici ma playlist pour fêter Noël :

- Tino Rossi, Minuit chrétien (En hommage à ma mère qui prépare toujours le repas du 24 décembre. Elle règle au millimètre près pour que nous assistions à une messe pendant le repas... Et puis, Minuit chrétien est le symbole le plus vivant de ce que représente Noël pour le quart de cette humanité...)
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- Les anges dans nos campagnes et Il est né le divin enfant (C'est notre délire entre cousins en sortant de la messe de minuit. Car là, on sait que c'est Noël, et que nous pouvons commencer la fête...)
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- Diana Krall, Jingle bells (Parce que je préfère le jazz et la voix chaude de Diana aux voix niaises des gosses qui chantent Vive le vent, vive le vent d'hiver...)
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- Franck Sinatra, White Christmas et Santa Claus is coming (J'admire la capacité des jazzmen américains de créer des standards de Noël aussi facilement. Et puis Santa Claus... pour un petit délire... Puisque même si nous étions au mois de juillet, cette chansonnette a fait partie de la playlist qu'a lancé l'homme qui m'a dépucelée pour me détendre... Évidemment, même si nous étions en plein ébat, cette petite référence m'a fait rire...)
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- Wham!, Last Christmas (Classique truc des Anglo-Saxons à créer de la soupe avec du bon sentiment. Le tube de Noël, c'est comme chez nous le tube de l'été. Mémorable, surtout chantée avec des Polonaises dans une maison de retraite de Lisbonne, devant un parterre de grabataires portugais médusés devant ces minettes qui venaient troubler leur calme...)
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- Dean Martin, Let it snow et Silver bells (Encore plus que Franck Sinatra, Dean Martin est pour moi l'archétype du charmeur qui donne la chaleur aux flocons de neige...)
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- Bobby Helms, Jingle bells rock (Parce que j'adore cette chanson, chantée par n'importe qui... Même par le clochard du coin, cette chanson est THE chanson qui dépoussière Noël)
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- Johnny Cash, Joy to the world (Parce que ce Christmas carol anglais du XVIe siècle a quand même beaucoup de chien avec l'anticonformiste Johnnie Cash au micro. Et pour ma meilleure amie, avec laquelle je partage ma joie particulière à l'approche de Noël)
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- Graeme Allwright, Petit garçon (Parce qu'à chaque fois que je fêtais Noël avec mon école primaire, où enseigne toujours ma maman, on chantait cette chanson. C'est un symbole. La preuve, je la joue en boucle sur ma compagne la guitare depuis un mois. Et c'est toujours un plaisir de la chanter pour mon filleuil Charly...)
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- Tino Rossi, Petit papa Noël (Parce que, même dans ma famille, Tino Rossi est indissociable de Noël. Un Noël sans Tino à l'ouverture des cadeaux le matin du 25 décembre chez mémé est un Noël raté. Car il faut savoir que chaque année, 14 paires de chaussures se retrouvent chez ma grand-mère pour économiser du taf au Bad Santa...)
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& Merry Christmas to all of you...
22:38 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : xmas time
24.11.2008
Oui, je coiffe sainte Catherine... Mais en musique!
Oui, je suis heureuse en amour. Mais dans la réalité, je ne suis pas mariée… Et j’ai 25 ans. Et donc, aujourd’hui, en ce mardi 25 novembre, je fais comme toutes les femmes non-mariées de 25 ans, comme le veut la tradition, je coiffe sainte Catherine.
À l’origine, on célèbre ainsi le culte de sainte Catherine d’Alexandrie, qui a préféré se faire écarteler plutôt que d’épouser un dignitaire romain. Une autre tradition antique était que les filles qui coiffaient une mariée se mariaient dans l’année. Donc les filles qui ont donc coiffé la pauvre Catherine à Alexandrie… Vous aurez compris. Au culte de Catherine d’Alexandie s’est rajouté ceux de Catherine de Sienne (grande figure du mouvement dominicain) et de Catherine Labourée (la fameuse du couvent de la rue du Bac et de la médaille miraculeuse…). Deux femmes qui sont donc connues pour s’être mariées… avec Dieu.
La tradition veut que la Catherinette se coiffe donc d’un chapeau ridicule que ses amies ou les femmes de sa famille auront préparé au préalable. Ce chapeau comportera obligatoirement du jaune, du vert et des références au métier de la demoiselle. Je sais que, pour ma soeur, j’avais décoré une capeline en paille avec des plumes jaunes et vertes, un bébé en plastique, une référence à Bernie, un dentier en plastique, une étiquette de KRO (en référence à ses études/son métier d’assistante sociale), ainsi que des références à Bridget Jones (la référence ultime de la Catherinette) et un rocher Suchard (en cas de célibat intempestif)… Je ne sais pas ce qui me sera réservé, mais je sais qu’environ 75% des filles devront demain soir se retrouver avec un chapeau ridicule sur la tête. Et oui, il faut être MARIÉE, et non pas seulement en couple, pour éviter cet écueil.
Si, pour les anciennes générations, coiffer sainte Catherine était une humiliation pour la demoiselle de 25 ans, depuis les années 1990, c’est tellement banal qu’on en rigole. C’est pour cette raison qu’avec mon béret acheté pour l’occasion, je vous ai concocté une petite playlist à écouter n’importe quel 25 novembre, et pas seulement quand on a 25 ans…
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- Anaïs, Mon coeur, mon amour! (The chanson qui exprime la racoeur des filles célibataires envers les couples… et ma rancoeur envers ma cousine blonde qui m’a pourrite toute une soirée avec cette connerie!)
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Léo Marjane, Je suis seule ce soir (Aaaah… Qu’est-ce qu’on se dit, certains vendredis soirs sans copines motivées pour sortir ^^)
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Ginette Garcin, Les nuits d’une demoiselle (Je préfère la version originale de Colette Renard… En même temps, il est prouvé que les célibataires couchent plus que les femmes en couple, voire mariées…)
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Eric Carmen, All by myself (Pour la séance culte du Journal de Bridget Jones où Bridget égorge la version de Céline Dion, qui égorge déjà la version originale… Un grand moment de solitude)
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Coldplay, What if (En plus, c’est un fait, il fait toujours un temps de merde, le 25 novembre… Merci, Chris, de nous rappeler à tel point c’est dur d’être seule sous sa couette…)
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Miossec, Tant d’hommes (et quelques femmes…) (Bon, il est vrai, Christophe prend une tangente extrême, mais ça peut donner des idées à certaines…)
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Fatals Picards, Seul et célibataire (Si certaines filles vivent la rupture assez mal, c’est rassurant de se dire que certains mecs aussi…)
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Lucienne Dugard, Une jour, mon prince viendra… (Rien de tel que la méthode Coué…)
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Lucienne Delyle, Mon amant de Saint-Jean (Et oui, je vous ai retrouvé l’original de 1942 ! En même temps, en faisant la party, ce n’est pas comme cela qu’on trouvera un homme convenable pour l’épouser…)
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The Divynils, I touch myself (En même temps, comme ça, on n’est pas déçues ^^ D’ailleurs, on pourrait mettre en corrélation le nombre de Catherinettes et le nombre de toys vendus…)
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Jean-Jacques Goldman, Elle a fait un bébé toute seule (Oui, comme ma soeur, on peut décider d’être vieille fille pour ne pas donner de père à son mioche…)
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Jean-Jacques Goldman, Je marche seul (Il faut quand même se méfier des fois, ce n’est pas parce qu’on est Catherinette qu’on est à l’abri d’un monsieur vicieux qui vient profiter qu’on marche seule… Oui, on marche seule, mais on reste vigilante ^^)
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Marc Lavoine, Je me sens si seul (Là, j’avoue, je serais plus partisane à censurer cette chanson tous les 25 novembre…)
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Marc Lavoine & Catherine Ringer, Qu’est-ce que t’es belle (Oui, on a pris du bide, on a zappé le rendez-vous chez l’esthéticienne, on a abusé de la Haagen-Dasz… Mais même si c’est un nerd boutonneux, ça fait plaisir de s’entendre dire ça…)
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Partenaire Particulier, Partenaire particulier (Allez, les filles, justement, on se remet en chasse. Et portez votre chapeau. C’est peut-être ridicule, mais c’est une marque distinctive. Profitez, vous ne rentrerez pas seule…)
23:40 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : quotidien, sainte catherine, humour
14.10.2008
La DJ esseulée dans sa chambre
Lorsque je suis née, en 1983, ma mère était fan de Jean-Michel Jarre et de Ryûichi Sakamoto, et mon oncle écoutait Bérurier Noir, Trust et New Order. Alors quand l’électro a débarqué dans les dance floors, j’étais au premier rang.
Mes parents organisaient avec diverses associations des bals disco dans les années 1980 et 1990. Ma soeur et moi, en bonnes party girls dès l’âge de 4 ans, nous dansions près du bar pour que Papa-Maman nous surveillent, mais nous aimions déjà le son des floors en 1985.
Dans les années 1990 est venue la dance, et surtout les concerts Dance Machine diffusés sur M6. Ma soeur les a tous enregistrés et toutes les deux, on répétait les chorégraphies… Si bien que, dans mon village, ont été organisés les soirées Dance Magic avec Boudine et Miguel Derennes, tuyautés par un garçon de chez nous qui était stagiaire à Fun Radio.
Encore aujourd’hui, nous faisons toutes les deux nos kékés dans la bagnole en écoutant à fond du son dancefloor. Ma soeur est très DJ français, moi plutôt DJ anglais et italien, à l’ancienne. Et quelquefois, je m’imagine mixer du breakbeat/big beat toute seule dans ma chambre, en attendant que Fat Boy Slim vienne me repérer…
En attendant, si je mixais en soirée, voici ma playlist :
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Fatboy Slim, Gangster tripping (Parce qu’en 1998, le cerveau de ma soeur a été crâmé par du son anglais. Et elle m’a fait découvrir ce sémillant DJ…)

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Beastie Boys, Intergalactic (Versant newyorkais du big beat, vous aurez remarqué donc cette différence entre son anglais tourné vers l’électro et le son américain tourné vers le hip-hop… Et pourtant, c’est la même chose)
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Beastie Boys, 14th St. Break (On s’aperçoit davantage dans ce morceau de l’orientation big beat des Beastie…)
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The Chemical Brothers, Hey boy hey girl (L’hymne de la famille depuis 2002 : à chaque fête de famille, on saute sur les tables, on fait la chenille et on fait des courses de chaises sur ce son… Du délire)

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The Prodigy, Diesel Power (Versant hip-hop de l’album The fat of the land, un morceau puissant tel que peut le porter Liam Hewett et sa clique)
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The Prodigy, Firestarter (Et voici son versant plus free party. Je n’ai pas osé mettre Smack my b*** up...)

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Rune, Calabria (Il existe différentes versions de Calabria, mais celle d’Enur feat. Natasja fut longtemps ma sonnerie de portable et mon hymne de l’été 2007)

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Martin Solveig, Hard beats (Je ne sais pas vous, mais je préférais le son de Solveig avant qu’il soit archi-connu…)


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Madonna, Isaac (Parce que Confessions on a Dancefloor était quand même plus efficace que cette bouse de Hard candy)

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Fedde Le Grand, Put your hands up for Detroit (Du son un peu lourd, mais il en faut bien un peu en soirée pour prendre un coup au bar…)


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Danzel, Pump it up (En mémoire des Black & White Brothers, et de la période de clubbeuse roubaisienne de ma soeur…)

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Yves Deruyter, The Rebel (En mémoire de notre période clubbeuse briochine et des amis belges de ma soeur…)

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Da Hool, Meet her at the Love Parade (La Love Parade, c’était un petit peu notre Graal de lycéens quand on étudiait l’allemand…)

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Zombie Nation, Kernkraft 400 (Vous vous seriez demandés : Puisqu’elle aime le son allemand, pourquoi n’a-t-elle pas mis directement Kraftwerk ? Réponse : parce qu’essaie de danser sur du Kraftwerk aujourd’hui en boîte)


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Lucy Pearl, Don’t mess with my man (Morceau un peu groove pour faire patienter et pour favoriser le rapprochement des corps…)

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Fireball, What I want (Mon actuelle sonnerie de portable, qui stresse un petit peu Tiny quand je la mets en sonnerie de réveil…)

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La Compagnie Destroy, La chenille (Reprise punk du fameux écueil des fêtes de famille et de club du 3e âge… De quoi réveiller un peu).
& Let's party 2Nite!
21:41 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : electro, fête
22.09.2008
Quand je peurah, j'ai la geurah
La Bretagne n’avait pas vraiment la culture rap jusqu’au début des années 2000. En gros, il a fallu que Manau [sic] s’y mette pour qu’on se mette au hip-hop dans ma campagne et qu’on développe Skyrock ailleurs que dans la ZUP Sud de Rennes (big up). En ce qui me concerne, malgré une éducation très rock, j’ai été l’une des pionnières à danser le hip-hop (certes, à la MC Hammer, mais c’était le début des 90’s) et le ragga (à l’époque de Peuples du monde de Tonton David). Donc voici ma liste (somme toute très commerciale, mais je vous dit, ce n’est pas mon éducation ^^) peurah :

Suprême NTM, Seine-saint-Denis Style (Mon morceau fétiche de ce sémillant duo du 9.3., connu chez les RG sous les noms de Bruno Lopes et Didier Morville.)

I AM, Elle donne son corps avant son nom (En 3e, j’écoutais en boucle L’École du micro d’argent. Même en carrière solo, ces mecs sont vraiment la crème du rap français, même si Cinquième As marque un tournant ragga plaisant…)
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Keny Arkana, Eh connard (Plus énergique et meilleure que Diam’s, j’adore cette petite… Preuve qu’il n’y pas que des cagoles R’n'B à Marseille…. Et que Marseille est un bon vivier…)

Busta Rhymes, Touch it (Ça c’est du p*** de son! Et j’adore le phrasé particulier de Busta, même s’il se compromet à faire tant des duos avec des pétasses en tout genre… Et le mix du morceau avec entre autres DMX, Mary J Blige et Missy Elliott est un bonheur… C’est également le seul qui maîtrise le bling-bling au 27e degré… Du moins, dans ses clips…)

Wu-Tang Clan, Method Man (Quand on écoute ces mecs ensemble, c’est à en regretter les conflits d’égo…)

Dr. Dre & Snoop Dogg, The next episode (West Coast Style… Tout un état d’esprit… Limite du folklore, parfois comme la banlieue parisienne pour le rap français…)

Akhenaton, Nid de guêpes (Un morceau extrêmement émouvant, porté par – à mon avis – le meilleur rappeur en France. Je m’explique : c’est l’un des rares rappeurs chez qui on voit la recherche textuelle…)

50 Cent, Candy shop (Je l’ai découvert à travers Weird Al Yankovic, et je pense sincèrement que ce mec est un guignol… Du folklore, je vous dit)

Kanye West feat. Jamie Foxx, Gold Digger (Kanye West, à côté du gansta rap, parait très propre et très frais… C’est appréciable ^^ Et Jamie Foxx… Tel John Legend pour Marvin Gaye, il est le parfait fils spirituel de Ray Charles, c’est normal qu’il ait eu l’Oscar…)

Nas, It ain’t hard to tell (Découvert avec Lauryn Hill, un représentant de la East Coast mignon… Dommage qu’il soit marié à Kelis…)

Fatman Scoop feat. Faith Evans, Love like this (Et oui, c’est casse-gueules, le mix du R’n'B et du rap….)

Sugarhill Gang feat. Grandmaster Flash, Rapper’s Delight (Et ouais, ça date de 1979, mais sans ça, pas de rap…)

Missy Elliott, Get Ur freak on (Autant les diggers qui font du R’n'B me gooooooooooonflent, autant, j’adore les filles qui rappent – sauf peut-être Diam’s)

James Deano, Les Blancs ne savent pas danser (Hommage aux habitants du pays d’origine de mon papa… Et puis quitte à choisir un rappeur d’outre Quiévain, autant choisir James plutôt que Benny B)

Soprano, À la bien (Spéciale cacedédi à Cédric, le seul faux-blanc que je connaisse… Et à l’album de Soprano et le coupé-décalé en boucle dans la Scénic)

Shurik’n, Samouraï (Promis, je vous laisse tranquille avec le son de Marseille… Mais je ne fait pas cette playlist sans le deuxième leader d’I AM. Oui, Shurik’n fait une carrière solo plus discrète qu’Akhénaton, mais pas moins méritante… Et quand même, il a plus la rage que son petit frère Faf... Véridique)

Cut Killer, Scred connexion (To conclude, le DJ plusieurs fois champion du monde… Et le DJ Hip-Hop emblématique des années 1990 en France… Tout de même, c’était bon…)
04:02 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, usa, belgique, rap
02.09.2008
Ms. Giovanna-Tiny Boy @ Work
- Section En ce moment, c'est rédaction de mémoire et fin de stage. Autant dire que l'ambiance est studieuse... Autrement dit, comme à chaque rédaction de mémoire, dit lot de musique ambiant et classique. En 2008, la bande-son sera
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- Yann Tiersen, Comptine d'un été n°2 (Un peu de Bretagne à la capitale... Un peu de nostalgie pour me ramener à Brest pour la soutenance)

- Johannes Sebastian Bach, Prélude n°2 en Ut mineur (BWV 847) (Mon actuelle marotte, surtout l'orchestration jazz de Jacques Loussier, présentée ici...)

- Guiseppe Verdi, Dies Irae - Missa da requiem (Un peu de colère pour me rebooster... Et me préparer psychologiquement à affronter le jury de soutenance)
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- Fedor Moussgorsky, Tableaux d'une exposition : la grande porte de Kiev (LE morceau que je trouve le plus puissant en ce qui concerne la musique classique... Ce morceau me prend aux tripes à chaque fois que je l'entends...)

- Antonio Vivaldi, Concerto en la mineur (RV 497) et La pastorale (RV 95) (Un peu de baroque pour apaiser mon esprit tourmenté... Surtout que je suis, mais over fan du prêtre roux...)
- Edvard Grieg, Peer Gynt-le matin (Je préfère sa Marche des trolls, mais je m'arrange de ce morceau peacefull et naturaliste, comme un balade en forêt au lever du soleil...)
- Maurice Ravel, Bolero (Actuellement l'oeuvre classique la plus jouée et la plus protéïforme dans le monde entier... En même temps, s'il n'y avait pas eu ce morceau, on n'aurait jamais su que Ravel était atteint de démence sénile, sinon d'une forme de maladie d'Alzheimer... Pour la beauté du geste, je vous mets le morceau en entier, c'est-à-dire plus de 15 minutes sur le même thème, heureusement que tous les instruments de l'orchestre participent, sinon, on se ferait chier ferme...)

- Georges Bizet, L'Arlésienne-Farandole (Hommage à maman, élevée dans le sud de la France, et plus particulièrement à Toulon. Quand elle me raconte ses souvenirs d'enfance, j'ai l'impression de voir la Provence traditionnelle, avant l'arrivée des années 1970 et du littoral bétonné...)

- Ludwig van Beethoven, Symphonie n°9 en ré mineur op. 125 - Scherzo vivace (Morceau qui défoule plus qu'un morceau de heavy-métal quand la pression monte, vol. 1)

- Antonin Dvorak, Symphonie du nouveau monde (op. 95) (Oui, j'ai préféré vous mettre le générique de Chasse et pêche, plus énergique, plutôt que le mouvement de cette symphonie qui est devenu l'un des cantiques les plus détestables chantés à l'heure actuelle dans les églises catholiques, à savoir - avec la voix de petite vieille qui s'éraille - Quiiiii de nouuuuuuus trouuuuuuuuuuveraaaaaaa uuuuuuuuuun mondeeeeeeuh meilleeeeeeeeeur? Vos gueules, les vieilles, et pas merci à Anton Dvorak pour ce massacre!)

- Section ambiant avec Dead Can Dance, Rakim - Cantara - The song of the Sybil - Fortune present gifts not according to the book et Song of the Nile (Parce qu'entre 1981 et 2000, ce duo a quand même exploré divers univers, pour la paix de l'esprit... Les voix mêlées de Lisa Gerrard et Brendan Perry ont créé cette alchimie particulière vers la médition... Merci)
Allez, au turf!
22:54 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : klassik, ambient
31.08.2008
The ultimate blind-test
Je lance un concours... The Ultimate Blind-test! Indiquez votre score en comm', et vous aurez une petite surprise :)
13:38 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blind-test
27.08.2008
Say Teeease
Voilà deux mois que ma vie est une comédie romantique avec Tiny, mais il y a un moment, ça suffit… Les choupinous et les regards énamourés, ça va deux secondes… Alors que je suis plutôt d’humeur keûchonne :
Alors j’ai décidé de mettre une dose d’érotisme dans ma life. M’inspirant de Dita, notre reine à toutes, j’ai décidé de me mettre au strip tease :
Merci, Dita, pour cette merveilleuse illustration des métiers du livre...
Mais pour cela, il faut de la musique. Voici 13 morceaux sélectionnés pour leur moiteur….
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Prince, You Sexy Motherfucker (Voici le morceau le plus lascif de Prince, une vraie invitation au lâchage total…)
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Joe Cocker, You can leave your hat on (What else?)
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Sean Paul, Get busy (Pour une version plus groove et musclée de l’effeuillage… Et puis même, le ragga muffin, rien de tel!)
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Marvin Gaye, I heard it though the grapevine (Truc bien old school pour les timides qui n’osent pas se lancer… La batterie en elle-même crée les impulsions pour devenir la plus lascive possible en un rien de temps…)
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Donna Summer, Love to love you baby (Et siouplé, pas la version de David Vandetta, qui est anti-sexe au possible! Et puis ces gémissements évocateurs…)
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Benny Benassi, Who’s your daddy? (Là, on part dans le strip version new porn à la Pink Paradise, version Guetta. Hugh Hefner serait super content…)
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Shakira feat. Alejandro Sanz, La tortura (Basique, mais si les déhanchés de la Colombienne inspire votre homme… Tous les moyens sont bons…)
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Natacha Atlas, Mon amie la rose (Vous rigolez, mais la danse des sept voiles, c’est quand même ce qu’il y a de plus beau et de plus sensuel comme strip-tease…)
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Madonna, Erotica (Putain, même à 50 piges, je suis encore foutue de la citer comme étant l’une des artistes ayant créé le plus grand trouble érotique sur cette Terre… En témoigne ce morceau)
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Martin Solveig, Hard Beats (Voire note 6. Mais je préfère tout de même Solveig pour sa fraîcheur et son pétillant, ce qui fait fortement défaut à Benassi…)
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Britney Spears, I’m a slave 4U (Non, elle a beau être moisie, Brit, mais c’était mimi quand elle a voulu jouer à la vierge qui se libère… Rien que pour ça, nous pourrions nous inspirer librement de son clip pour faire des cochoncetés de notre corps…)
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Prince, Kiss (Oui, vivre avec un nain qui a du groove - et quel groove, hé hé hé - me donne envie de me dessaper en écoutant du Prince. Bon, évidemment, tout sauf Purple Rain, ou vraiment le strip manquerait cruellement de piquant, même s’il gagnerait en lascivité…)
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Sébastien Tellier, La ritournelle (Bien avant l’album Sexuality, le barbu arty nous concoctait déjà des petits morceaux très lascifs comme celui-ci… Mais attention : à moins d’être une déesse du strip, ne pas tenter sans quelques assurances sur votre sex-appeal!)
La prochaine fois, vous aurez des conseils prodiguées par une danseuse obèse mais sexy (ben moi, voyons!) pour réussir votre strip….
23:10 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, sexe, moiteur, danse
14.08.2008
Même amoureuse, j'écoute de la musique...
Bon, comme certains d'entre vous savent, je suis amoureuse depuis deux mois. Et j'ai vécu l'une de mes plus belles Fêtes de la Musique dans les bras d'un certain Tiny Boy. Pour lui rendre hommage, voici une nouvelle liste di Giovanna, celle des chansons que je dédie au plus cute des tiny boys.

- Yaël Naïm, Too long (Il est clair que j'ai attendu Tiny pendant trop longtemps. Et que je n'étais pas assez forte pour être avec quelqu'un comme lui. Cette chanson, lui me la murmurant, m'a tiré les larmes lors de notre première nuit d'amour...)

- Feist, Brandy Alexander (Dès le lendemain de notre premier rendez-vous, cette chanson s'est imposée à moi pour me faire penser à lui. D'ailleurs, je lui l'ai chantée sur la place du Panthéon, une veille de Fête de la Musique, avec ma guitare... Totalement émue. Et à la fin de la chanson, comme si le destin était magique, la Tour Eiffel s'est mise à scintiller...)

- Alain Souchon, Le baiser (Je l'ai attendu, ce premier baiser. Je l'avais réclamé. Et ce fut phénoménal...)

- Jeff Buckley, Hallelujah (Comme chanter un chant de louange quand on ne sait pas pourquoi on a été touché par la grâce, je lui ai chanté cette chanson cette fameuse soirée sur le parvis du Panthéon, et il chantait avec moi...)

- Pascale Picard, Gate 22 (J'ai découvert cette chanson au lendemain de notre première nuit. Elle m'a donnée du baume au coeur. Et je voyais Tiny tellement enjoué et heureux en l'écoutant...)

- Édith Piaf, La vie en rose (Vous vous demandez pourquoi?)

- The White Stripes, I just don't know what to do with myself (Parce que mine de rien, Tiny a foutu un sacré bordel dans ma vie, et donc je ne sais pas quoi faire de moi quand il n'est pas là...)

- The Clash, Should I stay or should I go now (Lorsqu'on a dû traverser notre première épreuve – celle du test VIH –, je me suis souvent posé cette question...)

- Bob Marley, Redemption song (Que Dieu me pardonne en effet si j'ose un jour rabaisser injustement l'homme que j'aime. Mais c'est aussi une mise en garde pour lui...)

- Amy Winehouse, You know that I'm no good (En chantant cette chanson place du Panthéon, j'ai voulu prouvé à Tiny qu'il existait une Amy Winehouse avec autant de talent, mais moins de drogue... Ben oui, moi!)

- Dave Brubeck, Take five (Cette musique incarne pour moi une certaine forme de légèreté et de sérénité que j'aimerais donner à Tiny...)

- Herbie Hancock, Cantaloupe Island (C'est vrai, je ne me suis pas foulée pour cette Lista. J'aurais aussi bien pu mettre le Cool lui-même, c'est-à-dire le grand Miles Davis. Mais que voulez-vous...)

- Jack Johnson, Sitting, waiting, wishing (Dis, Tiny, on les fait quand, nos siestes crapuleuses à l'ombre des dunes?)

- Marvin Gaye, Sexual healing & I heard it through the grapevine (Deux chansons qui ont régi mon imaginaire érotique, que je considère comme un stimulateur de désir quand je suis en panne avec un homme... À bon entendeur...)

- Murray Head, Say it ain't so, Joe (Cette chanson douce, je veux la chanter pour toi, car ta peau est douce comme la mousse des bois...)

- Bob Dylan, Knocking on heaven's door (Ce que j'ai l'impression de faire lorsqu'il me caresse...)

- Eric Clapton, Wonderful tonight (Ce que j'ai envie de lui dire à chaque fois que je le vois... Oui, mon Tiny est fabuleux ce soir, il es fabuleux tous les soirs que le Seigneur mon Dieu me donne de donner avec lui...)
En attendant d'écrire d'autres symphonies à quatre mains...
00:50 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : love, tiny boy




























