23.03.2009
Résultat du concours #2
Veuillez m'excuser pour ce petit retard... Mais voici ce que vous attendiez tous. Myamya a tenu le challenge, mais Bleue et Violette a fait office de challenger... Suspense.
Ce qu'il fallait répondre :
Les films
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Arthur Simms, It's only mistery → Subway, Luc Besson, 1985 (réponse valide pour les deux demoiselles)
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Geri Halliwell, It's raining men → Le journal de Bridget Jones, Sharon Maguire, 2001 (J'accepte Myamya, mais pas BeV. Titre incomplet)
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Isaac Hayes, Theme from Shaft → Shaft, les nuits rouges de Harlem, Gordon Parks, 1971 (Réponse validée pour toutes les deux. Merci BeV, mais la précision n'était pas nécessaire. La version de 2000 avec Samuel L. Jackson, c'était du foin pour pas grand-chose. Tout le monde a en tête la version de 1971)
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Lenny Kravitz, American Woman → Austin Powers, l'espion qui m'a tirée, Jay Roach, 1999 (Là, par contre, BeV, tu t'es faite couilloner)
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Steppenwolf, Born to be wild → Easy Rider, Dennis Hopper, 1968 (Ben là, écoute, BeV, je ne comprends même pas ta réponse)
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Prince, Batdance → Batman, Tim Burton, 1989 (Réponse validée pour les deux)
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Aerosmith, I don't want to miss a thing → Armaggedon, Michael Bay, 1997 (Dommage, vous vous êtes faites couillonner toutes les deux sur l'année)
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John Williams, The Raiders march → Les aventuriers de l'Arche perdue, Steven Spielberg, 1981 (Même si, oui, on l'entend dans tous les films de la saga Indiana Jones)
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Gilles Gabriel, Flou de toi → La personne aux deux personnes, Bruno Lavaine et Nicolas Charlet, 2008 (Répète après moi, BeV : Charlet... T'as confondu avec David Charvet ou quoi ?)
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Placebo, Every me every you → Sexe intentions, Roger Kumble, 1998 (L'année, les filles, l'année !!!)
Les séries télévisées
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John Davis → Berverly Hills 90210, États-Unis, 1990. Acteurs : Jason Priestley, Jenny Garth, Ian Zering, Luke Perry, Shannen Doherty, Tori Spelling... (Réponse validée pour les deux)
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Alexandra Lucci → Le destin de Lisa, Allemagne, 2005. Acteurs : Alexandra Neldel, Mathis Künzler, Volker Herold, Ulrike Mai... (Sachant que ce n'est pas Mathis Künzler qui joue David Seidel, mais Volker Herold. Künzler est en fait le père de Lisa dans la série...)
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The Who, Who are you → Les Experts, États-Unis, 2000. Acteurs : William L. Petersen, Marg Heilbergger, Paul Guyfole, Jorja Fox, George Eads, Gary Dourdan... (Mya, serais-tu des perverses, comme moi, qui mouillent devant Gil Grissom une fois ton chéri couché ? Si oui, je t'enlève un point pour avoir mal orthographié Petersen. Mais c'est quoi ce délire !)
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Jerrold Immel → Dallas, États-Unis, 1978. Acteurs : Larry Hagman, Patrick Duffy, Linda Gray... (Réponse validée pour toutes les deux)
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John Barry → Amicalement vôtre, Grande-Bretagne, 1971. Acteurs : Tony Curtis, Roger Moore... (Réponse non vailde pour BeV – C'est une série so british)
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Jan Hammer → Miami Vice – Deux flics à Miami, États-Unis, 1984. Acteurs : Don Johnson, Philip Michael Thomas... (Réponse validée pour toutes les deux. Et mes compliments à BeV pour avoir sorti Edward James Olmos -> +2)
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Mike Post → Magnum, États-Unis, 1980. Acteurs : Tom Selleck, John Illerman, Larry Manetti... (Réponse validée pour toutes les deux)
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Jack Jones, Loveboat → La croisière s'amuse, États-Unis, 1977. Acteurs : Gavin Mc Leod, Bernie Koppell, Fred Gandry, Ted Lange... (Réponse validée pour toutes les deux)
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Jim Jamison, I'm always there → Alerte à Malibu, États-Unis, 1989. Acteurs : David Hasselhoff (tu confonds, Mya, avec les cigares Davidoff ^^), Michael Bergin, David Charvet, Pamela Anderson, Nicole Eggert... (Réponse non valide pour Mya : où t'as vu Michael Newman dans le générique ? Je sais que la série a changé de comédiens durant les saisons, mais faut pas déconner !)
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Les Saintes chéries, France, 1965. Acteurs : Micheline Presle, Daniel Gélin... (Réponse validée pour toutes les deux)
Résultats : Myamya = 16/20 – Bleue et Violette = 13/20.
C'est donc logiquement, mais avec une solide challengeuse, que Myamya remporte ce deuxième quizz. Bravo !
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14.03.2009
La nuit, je mens...

Je regardais ce soir, samedi 14 mars 2009, la fin du journal télévisé de Claire Chazal. Elle interviewait Gad Elmaleh sur la sortie de son film. À la fin de l'interview, elle balance... Et ce soir, toute la famille des artistes est en deuil. En effet, Alain Bashung est mort cet après-midi, à l'âge de 61 ans...
J'ai eu mon petit moment de recueillement. Certes, nous avions tous vu aux Victoires de la Musique que, malgré le succès, il était très mal en point. Et ces mots qu'il a dit... Quand il a dit être touché de tout l'amour qu'on lui donnait ce soir-là, c'est comme s'il le redistribuait à toutes ces personnes. Ces Victoires de la Musique ont aussi servi, avec le recul, d'hommage funèbre avant l'heure.
Alain Bashung est né le 1er décembre 1947 à Paris. Après des études de comptabilité, il commence vers le milieu des années 1960 à faire des concerts pour des comités d'entreprise et en première partie de Bobby Lapointe. Il commence à sortir deux-trois trucs, entre Pigalle et la côte bretonne, toujours sous influence rock et rockabilly...
Le succès ne vient qu'à partir de 1979 avec son deuxième album Roulette russe et le titre Gaby, oh Gaby. Par la suite, les années 1980 furent prolifiques en albums et en collaborations (Serge Gainsbourg, Jean Fauque, SOS Racisme...), bien que dès 1982 et l'album Play Blessures, le succès n'est pas toujours au rendez-vous. Parallèlement, il entame une carrière d'acteur, avec le film Nestor Burma, détective de choc (1981). Mais cette carrière sera plus prolifique dans les années 1990 et 2000, jusqu'à cette mythique apparition dans J'ai toujours rêvé d'être un gangster, de Samuel Benchetrit (2007), où il tourne une scène avec Arno, que l'on peut considérer comme son double belge.
Les années 1990 donnent à Alain Bashung une nouvelle aura. Grace à l'album Osez Joséphine (1991) et à ce fameux clip de Mondino, il renoue avec le succès critique et commercial. C'est le moment pour lui d'explorer divers chemins artistiques, entre la chanson engagée, l'électro, le rock... Cette partie de carrière est la plus connue du grand public. Jusqu'à Bleu pétrole (2008), où on découvre un homme afflaibli par la maladie, mais qui continue de créer, de chanter... Et de collaborer, notamment avec Daniel Darc sur l'album de celui-ci, Amours suprêmes (2007).
Beaucoup d'éloges funèbres seront sûrement écrits sur lui dans les magazines. Moi, je propose de (re)découvrir cet artiste avec mes faibles moyens. Car j'aimais honnêtement l'oeuvre d'Alain Bashung, bien que j'en connaisse finalement trop peu. Voici donc une petite sélection :
- Gaby, oh Gaby (Roulette russe, 1980) Son premier tube commercial. Toujours à retenir pour voir l'évolution de la carrière d'un chanteur... Et de voir la richesse de son répertoire.
- Vertige de l'amour (Pizza, 1981) Il a eu le bonheur de pouvoir enregistrer un autre album à succès dans la foulée de Roulette russe. Le reste des années 1980, nous l'avons vu, reste mitigé pour lui...
- Osez Joséphine et Madame rêve (Osez Joséphine, 1991) Il renoue enfin avec le vrai succès, critique et commercial. C'est d'ailleurs pour cet album qu'il reçoit ses premières Victoires de la Musique. Avec celles reçues pour Fantaisie militaire et Bleu pétrole, il est le recordman avec 11 victoires dans sa carrière.
- Ma petite entreprise (Chatterton, 1994) Il a quand même inspiré les pubs de Citroën et le film éponyme de Pierre Jolivet (1999). Quinze ans après, ce morceau n'a rien perdu de sa force cynique, surtout en ces temps de crise...
- La nuit, je mens (Fantaisie militaire, 1998) Probablement son album le plus lyrique, le plus poétique. Et pour moi, cette chanson reste la plus belle de son répertoire. D'ailleurs, TF1 ne s'y est pas trompé : c'est justement cette chanson que la rédaction a choisi pour illustrer l'éloge funèbre.
- Cantique des cantiques (avec Chloé Mons, 2002) Quelle plus jolie manière de déclamer son amour à la femme qu'il a nouvellement épousée que de la faire collaborer sur l'un des plus beaux textes sacrés sur l'amour...
- Résidents de la République (Bleu pétrole, 2008) C'est plutôt péchu, comme dernier retour de flamme d'un homme qui, malgré sa souffrance, préfère user de sa poésie et de ses mots pour illustrer le monde contemporain.
- Il voyage en solitaire (Bleu pétrole, 2008) C'était la moindre des choses de la part de Gérard Manset, parolier sur Bleu pétrole et interprète original de cette chanson, que de lui faire cadeau de cette cover qui ressemble énormément à Bashung.
Alain Bashung était un grand représentant de la chanson française. Souhaitons que son oeuvre ait un parfum d'éternité.
21:41 Publié dans Chanson française | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.03.2009
Petit concours musico-cinématographique n°2
Qui vaincra Myamya, vainqueuse du Concours musico-cinématographique LadiesRoom / Rocktaverne n°1 ? Toi, peut-être, qui lit ces quelques lignes.
Étant donné que Myamya seule m'avait répondu, je réitère les règles du jeu :
- C'est un quizz en 20 extraits musicaux
- 10 morceaux extraits d'une bande originale de film. Il me faut donc donner le titre du film, le réalisateur et l'année de sa première sortie dans son pays d'origine (et pas forcément de sa sortie en France, n'est-ce pas, Myamya)
- 10 génériques de séries télévisées. Il me faut donc donner la nationalité, l'année de diffusion du pilote et le nom de deux acteurs jouant dans cette série.
- Pour éviter que tout le monde voit votre réponse, il faudra m'envoyer votre réponse à mon adresse mail : storiadimedioevo@hotmail.fr, avant le 19 mars 2009 à minuit.
Les BO de films (et je n'ai pas été salope...)
- Arthur Sims, It's only mistery (Le film qui a révélé au grand public un réalisateur et un producteur assez prolifique avec un casting et une histoire un peu dingue pour l'époque...)
- Geri Halliwell, It's raining men (Cover un peu insupportable d'une ex-Spice Girl pour un monument du film de gonzesses de ces dernières années...)
- Isaac Hayes, Theme from *** (Non, mais tu veux pas cent balles et un Mars, non plus ? C'est déjà assez évident comme ça ^^ Un monument de la soul pour un film de flic assez péchu et devenu culte...)
- Lenny Kravitz, American woman (Autre cover, mais celle-ci assez bien vue, mais tellement peu en adéquation avec le film... Quoique...)
- Steppenwolf, Born to we wild (Tu le sens, le vent, dans tes cheveux ? Film très halluciné, on se demande encore comment ils n'ont pas pu prendre des trucs illicites pour le tournage...)
- Prince, ***dance (Même remarque que pour Isaac Hayes... La meilleure BO réalisée pour un film de la série de ce super-héros, à mon sens, même si c'est discutable...)
- Aerosmith, I don't want to miss a thing (C'est bien, papa Steve Tyler qui chante dans un film qui révèle au grand public sa fifille Liv, qu'il n'a pas reconnue à la naissance... BO de blockbuster assez larmoyante comme sait le faire Hollywood...)
- John Williams, Raiders march (Au moins celle-là, elle est facile...)
- Gilles Gabriel, Flou de toi (Ah Gilles Gabriel... Mon premier slow, au Touching butterfly de la Grande-Motte avec Fabrizio ce mois de juillet 1986...)
- Placebo, Every you every me (Pure BO de teenage movie, tellement qu'on dirait que Brian Molko l'a enregistrée avant d'avoir mué... ^^)
Les génériques de séries télévisées
- John Davis : Série trop générationnelle, avec les jumeaux, le beau gosse, la pétasse qui couche avec tout le monde, la niaise qui sort avec le niais, l'écolo avec conscience politique qui s'occupe du journal du lycée... Caricatural ^^
- Alexandra Lucci : Oui, l'histoire de cette fille trop mal lookée qui aterrit dans une boîte de création de mode, c'est trop pas crédible au départ...
- The Who, Who are you : Cette série qui se passe le plus souvent la nuit a dans son casting le vieil ours entémologiste qui est devenu le plus sexy des anti-héros à mon coeur...
- Jerrold Immel : La série, avec sa rivale Dynasty, qui compte le plus de putasserie par épisode...
- John Barry : Générique so classe composé par le premier mari de Jane Birkin... Et oui, elle a eu une vie avant Serge...
- Jan Hammer : Série qui a été reprise en film en 2005 par Michael Mann avec Colin Farrell et Jamie Foxx.
- Mike Post : Vous allez bien deviner le générique de la série la plus poilue de la télé, avec Daktari...
- Jack Jones, Loveboat : Série over culte et bien pratique quand on ne sait pas quel thème choisir pour une soirée costumée...
- Jim Jamison, I'm always there : Bon, les mecs, arrêtez de baver sur les flotteurs rouges...
- Un petit OVNI pour le dernier générique... Rien que pour vous en boucher un coin...
Bonne chance. PS : Myamya, n'oublie pas de réclamer ton cadeau...
23:30 Publié dans Bouba | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.02.2009
Je suis folk...
Comme vous le savez, à l'origine de ma composition était la guitare. J'aime cet instrument depuis que je suis tombée amoureuse d'un garçon au lycée. Depuis dix ans, je suis donc devenue une guitariste non pas exceptionnelle, mais je sais jouer quelques morceaux, ce qui est quand même bien agréable quand on voyage comme moi.
Et puis j'ai découvert deux styles musicaux tout à fait en adéquation avec la guitare : le rock et le folk. Enfin, surtout le folk, puisque c'est sur ce style musical que s'oriente instinctivement mes compositions... J'aime cette manière d'exprimer qui est née d'une part de la population américaine de ces années 1930, celle flouée par la crise de 1929. Beaucoup n'avaient que leur guitare pour pleurer, et c'est devenu une musique non-violente, mais pleine de désillusions... Cette musique prend aussi source auprès des immigrés d'Europe vers les States, notamment les Irlandais. Bref, le folk est la musique populaire par excellence, puisque partie intégrante du folklore américain (d'où son nom, finalement).
Voici donc un petit aperçu de cette source d'inspiration qu'est la mienne :
- Les Américains

- Bob Dylan, Mr Tambourine Man (Car c'est finalement lui qui a popularisé au monde entier la musique folk dans les années 1960. S'il n'y avait pas eu Dylan, je pense que le folk serait réduit à être un trucs de bouzeux ricains, comme l'est aujourd'hui malheureusement la country... De plus, la mère de ma meilleure amie, qui est aussi la meilleure amie de ma mère, de sa jeunesse dans les laboratoires de Manille où elle faisait ses études, sortait sa guitare et jouait du Dylan. Aujourd'hui, elle est toute excitée de le voir en concert, même si ça fait dix ans qu'il est à moitié mort...)
- Joaz Baez, We shall overcome (Pendant féminin de Bob Dylan dans les années 1960, c'est en découvrant cette chilo-irlandaise que je me suis dit que le folk était fait pour moi. Passer autant d'émotions avec une simple guitare fait toute la force de ce style musical. Et c'est ainsi qu'elle a pu devenir une vraie passionaria pacifiste en pleine guerre du Viêt-Nam...)

- Neil Young, Lotta love (Dylan commençant à vivre sur ses lauriers dans les années 1970, la relève vient de Neil Young, qui pousse le folk encore plus loin dans la description de l'Amérique profonde. Encore aujourd'hui, il est une référence pour plein de folkeux, mais aussi des rockeurs décomplexés de lâcher les riffs violents...)

- Tracy Chapman, Talkin' bout a revolution (Le folk endormi dans les années 1980 retrouve sa source avec cette dame que je prenais dans un premier temps pour un homme... Ben oui, ça arrive, mais elle avait vraiment l'air d'un mec dans les années 1980. Mais encore aujourd'hui, quand j'entends cette chanson, j'en ai les tripes lessivées... Cette intensité...)

- Ben Harper, Sexual healing (Celui par qui vient la relève dans les années 1990. Il rajoute un peu de soul dans la folk, ce qui fait un métissage intéressant se rapprochant du reggae, comme nous le verrons tout à l'heure avec les Africains... Et puis cette reprise du grand Marvin est quand même bien plus chaude que l'originale, qui était déjà bien brûlante...)

- Jack Johnson, Sitting, waiting, wishing (Il fait partie de cette nouvelle génération de mecs trop cool qui surfent et font des trips le soir sur la plage. Gros background écolo dans ses paroles, se rapprochant de fait des Australiens...)

- Charlie Winston, Hobo (C'est lui qui m'a poussée à écrire ce papier, ode à la musique folk. Il est bon que les States aient encore ce genre d'artistes qui valorisent de la sorte leur musique la plus populaire. C'est ma sensation de ce début d'année 2009...)
Les Canadiens
Continuons en Amérique du Nord, avec deux petits artistes canadiens. Car oui, le Canada est aussi connu pour ses chanteurs folks, et pas seulement pour ses chanteurs à voix brise-noix. Petite sélection

- Alanis Morissette, Mary Jane (Quand est sorti en 1995 Jagged Little Pill, j'avais 12 ans et ce fut un choc. Depuis, je ne suis pas toujours d'accord avec ses choix artistiques, mais je pense que cet album fait partie des meilleurs albums que je n'ai jamais entendu. Et la réédition accoustique de 2005 reste un bonheur...)

- Feist, The park (Après avoir tâté du punk et d'y avoir perdu sa voix, Leslie Feist se met au folk, moins destructeur pour sa nouvelle voix de chaton malade. Et Dieu sait si ça lui va bien... Et puis ces petits bruits d'oiseaux en background, rien de meilleur...)

- Xavier Rudd, Energy song (Ce Canadien d'origine australienne est d'un cool qui décontenance les bien-pensants, et c'est pour cela que je l'aime. C'est un mec du genre à enregistrer ses albums dans la forêt et à laisser les respirations dans les remasterisations de ses pistes, pour faire ressentir à l'auditeur les vibrations et les inspirations de sa musique...)
Les Australiens
Xavier Rudd comme pour faire un trait d'union entre les folkeux canadiens (son pays d'adoption) et australiens (son pays d'origine)... En Australie, pays du surf et des bushmen, nombreux sont les mecs qui sortent les guitares et les accomodent d'instruments un peu weird, tels que le didjeridoo ou les sitars indiens... L'écologie et le retour à la nature reste une constante au niveau des textes, qu'ils écrivent la plupart du temps dans un état second...

- John Butler Trio, Zebra (La parfaite illustration du folk australien à l'heure actuelle, avec une certaine virtuosité à la guitare, et une voix très soul. Ajoutez à cela une conscience quasi-politique, mais vu l'état de son cerveau, ne pas trop lui en demander non plus...)

- Gabriella Cilmi, Sweet about me (Je suis folle de sa voix mi-jazz mi-enfantine, qui donne envie d'aller et de faire des papouilles. Elle est méga-cool, ce qui est l'avantage premier dans le folk. En effet, une médolie folk se doit de ne pas prendre la tête...)
Les Européens
Là, c'est Gabriella, Australienne d'origine italienne qui fait le pont. Car oui, la musique folk telle que nous l'entendons aujourd'hui tire ses racines de la musique populaire irlandaise, où la guitare se mêle aux uilean pipes, au violon et à l'accordéon.

- Mike Oldfied & Maggie Reilly, To France (Pure illustration du retour au folk irlandais des années 1980 et précurseur de la mode afro-celte des années 1990, Mike Oldfield se cherche un peu partout, aussi bien dans le folk natal que dans l'électro - voire la BO de l'Exorciste...)

- Malicorne, La complainte du coupeur de bois (Chef de file du folk français des années 1970 et 1980, ce groupe mené par le Franco-libanais Gabriel Yacoub et sa femme Marie tire son répertoire de la chanson médiévale et baroque... J'ai longtemps cru que le groupe était d'origine bretonne, du fait de la multitude de folkeux bretons qui reprennent le répertoire traditionnel... Mais non, ce sont des purs Parisiens qui retournent aux sources...)

- Francis Cabrel, L'encre de tes yeux (Oui, je sais, c'est un cliché, mais citez-moi meilleur représentant du folk français depuis trente ans que Francis Cabrel, qui fait de la musique tellement folk et tellement terroir qu'on l'appela un temps La grand-mère à moustaches. On dit aussi que c'est le dernier troubadour français. Mais oui, les troubadours étaient folk ! )

- Yaël Naïm, Paris (Certes, elle est Israëlienne, mais sa culture folk a été travaillée avec sa rencontre avec David Donatien... Elle a une certaine ressemblance avec Joan Baez, les textes engagés en moins...)
Les Africains
Pour finir, voyons comment le folk, à travers la pratique du reggae – qui a vraiment été fédérateur pour la musique populaire des populations noires – a pu gagner l'Afrique. C'est notamment au Nigéria que cela se traduit, à travers une multitude d'artistes de qualité.

- Amadou & Mariam, M'bifé (Non, mais sérieux, ils sont trop mimi, ce petit couple de Maliens beaux comme deux rossignols... Quand Amadou, guitariste de talent, rencontre Mariam, cela donne l'un des couples les plus créatifs et les plus ouverts de la scène folk africaine...)

- Ayo, Slow, slow (run, run) (Elle a de qui tenir : un père DJ Nigérian, une mère gitane, un compagnon jamaïcain et un fils qui, à 3 ans, arrive à tenir un rythme sur une batterie... Bref, cette fille est l'incarnation du folk au féminin en Afrique, et est amenée à faire se multiplier les filles qui empoignent la guitare...)

- Femi Kuti, Day by day (Fils de l'excellent Fela Kuti, Monsieur Afrobeat, décédé en 1996, Femi et son frère Sela sont aujourd'hui représentants d'une musique nigérianne très créative... Si Sela s'est tourné vers l'afrobeat et le jazz, Femi reprend les recettes du reggae et du folk pour une musique plus méditative...)

- Idir, Pourquoi cette pluie (J'apprécie le folklore kabyle, et notamment Idir, qui amène avec énormément de poésie en français et en kabyle des sujets graves que seule son expérience d'exilé lui suffit à faire comprendre...)
Vous l'aurez compris, ce qui importe, dans le folk, ce n'est pas la mélodie, qui est parfois minimaliste, bien que très belle, mais ce que l'on a à dire. Et cela reste pour moi le meilleur moyen d'expression à l'heure actuelle...
16:42 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : liste, inspiration
09.02.2009
Résultats Petit concours cinémato-musical...
Bonsoir à toutes, bonsoir à tous...
Étant donné que très peu de personnes ont répondu à mon petit quizz, je déclare Myamya grande vainqueuse de ce quizz. Juste :
- CUI, tu aurais pu répondre au quizz :s
Bon, les réponses étaient les suivantes :
- John Williams, The imperial march : L’empire contre-attaque (Irvin Kershner, 1980) => Oui, même si tu te la pètes en rajoutant Star wars, épisode V. Si si, sérieux!
- Georges Delerue, Camille : Le mépris (Jean-Luc Godard, 1963) => Oui
- Harry Belafonte, The Banana boat song (Day-o) : Beetlejuice (Tim Burton, 1988) => Oui
- Queen, Bohemian Rhapsody : Wayne’s world (Penelope Spheeris, 1992) => Mais bravo ! T'es tu secouée les cheveux à la manière de Mike Myers, toi aussi?
- The Dixie Cups (en l'occurence, the Belle Stars), Iko iko : Rain man (Barry Levinson, 1988) => Oui, mais tu m'as donné la date de sortie française, Mya !
- Bruno Coulais, Vois sur ton chemin : Les choristes (Christophe Barratier, 2004) => Cette fois, c'est toi qui as raison, Mya, car fin novembre 2004...
- The Doors, The End : Apocalypse now (Francis Ford Coppola, 1979) => Sauf que la chanson ne dure pas 11'43" dans le film...
- Simon & Garfunkel, Scarborough fair/Canticle : Le Lauréat (Mike Nichols, 1967) => Là encore, tu m'as donné la sortie française, Mya...
- Franz Schubert, Trio n°2 – Andante con motto : Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975) => Là, je tire encore mon chapeau. Mais là, même la sortie française s'est faite, il me semble, en 1975...
- Shirley Bassey, Goldfinger : Goldfinger (Guy Hamilton, 1964) => Et bis répétitia, Mya...
- Shirley Bassey, Diamonds are forever : Les diamants sont éternels (Guy Hamilton, 1971)=> Bravo, la bonne année!
- Richard Sanderson, Reality : La boum (Claude Pinoteau, 1980) => Et là, tu t'es faite couillonner, Mya. Tu as confondu avec Your eyes, du même Richard Sanderson, qui est par contre dans la BO de La boum 2, sorti effectivement en 1982 ^^
Pour la partie dessin animée, bravo, Mya, tu n'es tombée dans aucun piège... Ah, les joies d'Internet
1)Tom Sawyer
1980/ Japon
2)Les cités d’or
1982/ Franco-japonais
3)Goldorak
1975 ou 78 (en France)/ Japon
4)Telechat
1983/ Franco-belge
5)Inspecteur Gadget
1983/ USA-Canada- France
6)Candy
1976/ Japon
7)Albator
1978/Japon
8)San Ku-kaï
1979/Japon
9)Zora la rousse
1979/ Allemagne-Suisse- ex-Yougoslavie
10)Ulysse 31
1981/ Franco-japonais
Et félicitations encore à Myamya!!!
22:48 Publié dans Bouba | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.01.2009
Petit concours cinémato-musical Rocktaverne/Ladies Room
Étant donné que mon récent célibat me donne une certaine créativité retrouvée, ce qui n’est finalement pas pour me déplaire, je propose à mes lecteurs un petit quizz cinémato-musical en deux parties.
La première partie sera de deviner le film, le réalisateur et l’année de sortie dont est tirée la chanson. Certains sont évidents, mais il y a toujours un élément qui coince… Elle est composée de douze chansons.
La deuxième partie est composée de dix génériques de dessins animés et de séries pour enfants diffusés en france dans les années 1980. Le jeu sera de deviner si ce sont des productions japonaise, française, les deux ou ni l’un ni l’autre, ainsi que de donner la date de création. Je vous préviens, certains ne sont pas ce que vous croyez…
L’enjeu de ce concours ? Une création musico-graphique de votre servante, à uploader sur votre blog, sachant que ce concours sera également présent sur Ladies Room…
Première partie : Bandes originales de films
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John Williams, The imperial march (L’un des plus grands thèmes de cinéma, mais attention, il y a un piège… Et je suis sûre que vous allez tomber dedans… Je suis vicieuse, mais la musique est mon vice ^^)
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Georges Delerue, Camille (Cette musique magnifique accompagne le réalisateur entarté du film à chaque fois qu’il fait un discours solennel, c’est-à-dire essentiellement au Festival de Cannes… Presque comme un running gag)
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Harry Belafonte, The Banana boat song (Day-o) (Pour ce film, le réalisateur quelque peu déjanté a largement pillé le répertoire de ce chanteur tropical…)
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Queen, Bohemian Rhapsody(Il faut avoir des cheveux long et gras ou lavés au schampoing aux oeufs pour comprendre l’occurence à ce film…)
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The Dixie Cups, Iko iko (Sauf qu’elle a été reprise par les Belle Stars pour la bande originale de ce film)
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Bruno Coulais, Vois sur ton chemin (Allez, facile ce coup-ci… Mais un massacre par Beyoncé pour les Oscars l’année d’après sa sortie…)
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The Doors, The End(Pour vous donner un indice : les pals d’hélicoptère… Marlon Brando chauve pour la première fois de sa vie…)
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Simon & Garfunkel, Scarborough fair/Canticle (D’ailleurs, l’album qu’ont sorti cette année-là S&G est tout simplement la bande originale de ce film. Je vous ai mis l’extrait le moins évident, faut pas déconner non plus…)
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Franz Schubert, Trio n°2 – Andante con motto (Joué par les frères Capuçon, ce morceau, tiré d’une bande originale d’un film très précieux, est sublime…)
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Shirley Bassey, Golfinger (Faut pas déconner, vous avez déjà le titre…)
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Shirley Bassey, Diamonds are forever (Décidement, je vous gâte… À croire que cette série de films a porté chance à cette chanteuse…)
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Richard Sanderson, Reality(Ce tube est signé Vladimir Kosma, grand compositeur de musiques de films… D’ailleurs, je ne comprends même pas comment je n’ai pas pu le citer autrement…)
Deuxième partie : les dessins animés des 1980’s
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Dessin animé tiré du célèbre roman de Mark Twain…
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Ce dessin animé raconte les histoires d’Esteban, Tao et Zia dans l’Amérique latine du XVIe siècle, lors de la conquête espagnole… Avec un rôle très éducatif apporté par le petit reportage à la fin.
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Quel petit garçon né dans les années 1970 et 1980 n’a pas regardé ce dessin animé ?
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Une série que j’aimais beaucoup avec des marionnettes. Justement, avec l’aspect jazzy du générique qui me plaisait déjà à l’époque…
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Là, avec cette référence-là, je vais bien vous ken, je pense…
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Quelle petite fille née dans les années 1970 et 1980 n’a pas regardé ce dessin animé ?
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Deux versions en dessin animé pour le capitaine corsaire…
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Série considérée comme l’ancêtre de Bioman. Non, là, quand même, c’est un peu flagrant quant à la production… Et dire qu’un des acteurs est devenu un acteur majeur qui a joué dans des productions internationales. Et ouais, ça pète.
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Bon, là, c’est vraiment début des années 1980, si bien que je vais en léser certain(e)s…
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Une adaptation péchue d’une oeuvre hellénistique qui a motivé tous mes collègues historiens à entrer en fac d’histoire. Comme quoi…
Évidemment, vous avez le droit de vous aider d’Internet. Vous avez jusqu’au lundi 9 février minuit pour répondre au concours…
Bonne chance !
02:06 Publié dans Bouba | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : concours
21.01.2009
Les mariés...
Tels un jeune couple dont on vient de célébrer l'union, ils se devaient de montrer au monde leur force face à la montagne de projets qui les attendent.
Comment ne pas célébrer ceci avec une fête, un pas de danse, avec une chanson rien que pour eux. Comme au premier jour, ils s'aiment, et cette mélopée vient les caresser et les envelopper dans un monde où ils oublient le solennel instant.
N'ayant cure de la foule qui le scrute, il regarde sa femme, se dit à quel point elle a su resté aussi belle et courageuse durant ces années. C'est le coeur de celle qu'il aime qu'il entend battre, si proche du sien que leurs soupirs se confondent...
Car oui, ils sont roi et reine. Mais ils sont avant tout un homme et une femme. Leur union reste un miracle à leurs yeux. Ils s'aiment encore et toujours, malgré le vent, la rumeur et la calomnie.
Comment ne pas s'émouvoir devant le sacre de leur amour. Car il est roi parce qu'elle est reine, ils devaient s'accorder ensemble cet acte d'amour pour que l'humanité soit témoin de cet état de fait :
Le monde changera parce qu'ils lui auront montré la valeur la plus sûre pour pérenniser le changement :
L'AMOUR.
22:57 Publié dans Le temps d'une chanson | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : usa, obama, beyoncé
Le temps d'une chanson...

Cela faisait bien longtemps que je voulais retourner à la Cité de la Musique. La première fois que j'y suis allée, c'était en 1998. J'avais 15 ans, j'étais en 1ère dans un lycée privé de Dinan et en voyage pédagogique à Paname. C'est ainsi que j'ai découvert un artiste exceptionnel qu'est Emmanuel Rossfelder. Je suis tombée amoureuse de cet endroit.
Et donc, depuis avril 2008, quand je me suis installée dans mon petit quartier de Montparnasse, outre le Louvre, Orsay, Guimet, l'Érotisme..., la cité de la Musique faisait partie de mon programme des musées parisiens. Et ça tombe bien : il y avait l'air d'avoir une bonne exposition en ce moment...
En effet, depuis le 21 octobre est organisé Gainsbourg 2008, une expo sur tout l'univers artistique de Serge Gainsbourg (1928-1991). Divisé en quatre périodes (Bleue, Les idoles, La décadanse, Ecce homo), tout son univers est décortiqué selon ses influences, ses collaborations, à travers la littérature, l'histoire, ses souvenirs de son hôtel particulier rue de Verneuil...
Et honnêtement, j'ai vraiment apprécié. Oui, on ne voyait pas pour une fois le Gainsbourg provocateur, mais l'exposition offrait une véritable analyse de son oeuvre. Comment Dvorak et surtout Chopin l'ont accompagné dans la composition, comme Boris Vian l'a poussé à embrasser une carrière musicale plus que picturale...
Et d'ailleurs, en guise de playlist, je vous ai fait une petite classification selon les quatre périodes délimitées par l'exposition :
Bleue (1958-1964)
Ce sont les débuts de Gainsbourg en tant que pianiste et compositeur dans les boîtes de jazz. Il commence à se faire connaître du grand public comme un cynique, un réservé... Ce sont des chansons qui restent encore aujourd'hui comme un peu old school et intemporelles...
- La Javanaise (Reprise par la suite par des femmes telles que Juliette Gréco et Vanessa Paradis, cette chanson marque cette influence très rive gauche qu'a prise la carrière de Gainsbourg)
- Le poinçonneur des Lilas (Une autre caractéristique dès début de carrière de Gainsbourg est le second degré qu'il mettra dans ses textes... Second degré dont il fera preuve en faisant une parodie du Poinçonneur des Lilas où il se met en scène en croque-mort...)
- La chanson de Prévert (Toujours la rive gauche d'un point de vue littéraire...)
- Couleur café (Les années 1960 voient aussi le début pour Gainsbourg de son obsession pour les rythmes tropicaux, au point d'importer dans le milieu des années 1970 le reggae en France...)
- Élisa (À rebours des yé-yés qui le fustigent, Gainsbourg aime à remettre au goût du jour le bastringue des années 1930 pour donner à ses compositions des allures intemporelles...)
- L'eau à la bouche (Enfin, je ne saurais clore cette période et entamer la suivante sans parler de cette obsession permanente chez Gainsbourg qu'est le sexe et la transgression sexuelle... Encore au début de sa carrière, il arrivait à en parler à mots couverts, ce qui n'est plus le cas dès les années 1970...)
Les idoles (1964-1969)

Alors que les yéyés battent leur plein, Gainsbourg commencent à écrire pour des muses qui hier lui riaient au nez. Il écrit notamment cet énorme tube pour France Gall, Poupée de cire, poupée de son. Sa notoriété en tant que compositeur, interprète et acteur ne cesse de grimper. C'est alors qu'il rencontre LA Bardot, avec laquelle il vivra une histoire passionnelle...
- Sous le soleil exactement (Il commence à écrire des textes hédonistes, loin du cynisme que l'on lui a collé aux basques au début de sa carrière...)
- Les sucettes (C'est drôle, quand c'est France Gall qui chante, ça paraît beaucoup plus innocent... Car contrairement à Lio chantant Banana split du haut de ses 16 ans, France Gall ne savait même pas ce qu'elle chantait, la pauvre. Comme si Gainsbourg en avait fait exprès :p)
- Comic strip (Dans un contexte de création d'un comics mettant en scène des chanteurs yéyés, Gainsbourg offre à Bardot un petit délire qui augure leur passion...)
- Bonnie & Clyde (MA chanson préférée de Gainsbourg. Car tels Bonnie Parker et Clyde Barrow, Serge Gainsbourg & Brigitte Bardot auraient dû être un couple éternel, violent et passionné. C'est dans cette mesure que cette chanson sonne si juste...)
- Initials B.B. (Même après leur rupture, on note encore l'obsession de Gainsbourg pour son ancienne conquête, au point de la sublimer au son de la Symphonie du nouveau monde de Dvorak. Moi, si Gainsbourg m'avait écrit une chanson comme celle-là, je m'en fous, je serais revenue...)
- Requiem pour un con (Car malgré tout, avec le succès, le cynisme ne l'a pas quitté...)
La décadanse (1969-1979)

Ne se remettant que difficilement de sa rupture avec Brigitte Bardot, il rencontre sur un tournage une petite Anglaise, déjà maman d'une petite Kate du haut de ses 20 ans. Avec Jane Birkin, il découvre une autre muse, la met en scène, lui faire enregistrer des chansons... C'est aussi le début d'un processus autodestructeur, à base d'alcool et de clopes... La période la plus dense artistiquement.
- Je t'aime... moi non plus (D'abord enregistré avec Bardot, ce duo est censuré par le Vatican et la reine d'Angleterre, mais devient l'un des plus gros cartons commerciaux de Gainsbourg et prouve que sa petite Anglaise n'a pas froid aux yeux, contrairement à son icône cloitrée à la Madrague...)
- Marilou sous la neige (Marilou est une incarnation de la mélancolie qui commence à gagner le Gainsbourg en pleine crise de la quarantaine. Se voyant vieillir, il profite pour aduler, puis tuer des petites gamines dans ses chansons....)
- L'homme à tête de chou (Cette période est aussi marquée par l'égocentrisme que met Gainsbourg dans ses textes...)
- Je suis venu te dire que je m'en vais (Cette chanson a été chantée en 1973, après sa première attaque cardiaque, alors âgé de 45 ans. Se voyant sombrer, il décide de mettre en chanson sa décadence physique... Comme une logique d'abandon pour que ses proches ne puissent voir cette inexorable fin...)
- La décadanse (Après avoir vérifié que la petite Jane en avait dans le ventre, Gainsbourg va de plus en plus loin artistiquement avec elle...)
- Sea, sex & sun (Ce tube, bande originale du film Les Bronzés, marque l'influence du mythe crée par la Lolita de Vladimir Nabokov dans la tête du quasi-quinqua qu'est Gainsbourg en 1975...)
- Rock around the bunker (En tant que Juif, il devient obsédé au milieu des années 1970 par la décadence de la civilisation que représente le Troisième Reich et le régime nazi...)
Ecce homo (1979-1991)

La cinquantaine arrivée, Jane se barre avec Kate, sa première fille, et la petite Charlotte qu'ils ont eu ensemble et dont il est fou. Parallèlement, il opère une nouvelle orientation artistique. Il enregistre en Jamaïque avec les musiciens de Bob Marley et retrouve la scène après 15 ans de studio en chantant en 1979 au Palace. La fin de sa carrière sera marquée par divers scandales, l'exacerbation de ses thèmes de prédilection (Eros & Thanatos) et l'expression de son amour inconditionnel à sa fille Charlotte.
- Aux armes et caetera (Il fit scandale en mettant la Marseillaise à la sauce reggae, mais il fut à mon sens beaucoup plus subversif et beaucoup plus méritant en invitant le public à la chanter devant la manifestation de paras qui annula son concert de Strasbourg en septembre 1980)
- Charlotte for ever (Bande originale de l'ode cinématographique d'un papa gaga à sa fille chérie...)
- Lemon incest (Certes, Gainsbourg a beaucoup joué sur la trangression, mais là, il touche quand à un gros gros tabou. Il a beau aimer les femmes plus jeunes que lui, ça commence à être dérangeant...)
- Sorry angel (Thanatos sublimé par un homme qui voit sa fin venir... Une belle tentative pour apprivoiser ce destin...)
- No comment (Je rougis comme une pivoine en entendant cette chanson. Il faut dire que Gainsbourg n'a plus l'aplomb de ses jeunes années où il parlait de sexe à mots couverts...)
- Aux enfants de la chance (Sur son dernier album, You're under arrest, il prend peur face à sa déchéance et espère mettre en garde contre cette destinée... Aux enfants de la chance est à mon sens un dernier espoir de lucidité d'un homme presque mort. C'est ce qui donne sa force aujourd'hui...)
- You're under arrest (À force de faire de l'ego trip, il est devenu presque une caricature de lui-même sur son dernier album...)

Pour finir, voici un petit extrait de Charlotte Gainsbourg, qui a bien tenté de faire valoir sa descendance, contrairement à son petit frère Lucien (dont on n'entend guère parler...). En sortant 5.55 en 2005, elle pensait faire facilement carrière. Dommage, elle a hérité de la voix fluette et du talent d'actrice de sa mère, la petite Jane. Malgré tout, un morceau se dégage de cet album : The songs that we sing
01:35 Publié dans Chanson française | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : france, expo
20.01.2009
Breizh ma bro da viken...
Pour une fois, mon papier aura un titre mystérieux. Car oui, c'est ainsi que je déclare mon amour à la "Bretagne, mon pays à jamais..."
Je suis née le 30 mars 1983 à Dinan (dans les Côtes-d'Armor), dans une clinique privée au pied des remparts. Je suis née de mère Bretonne et fière de ses origines, et d'un père Franco-belge et déraciné. Le choix a été vite fait : je serai Bretonne ou je ne serai pas.
Le renouveau de la musique bretonne, après des années de recul due aux réformes imposant la culture et la langue française dans les régions à forte identité culturelle, s'est fait dans les années 1970. Les festoù-noz reprenaient en force – j'en ai même organisé dans mon village, et ouais ! On (re)découvre des écrivains tels que Anjela Duval, Pierre-Jakez Helias, Henri Queffelec (et son fils Yann), mais aussi des auteurs plus anciens tels que Théodore Hersart de la Villemarqué qui a compilé et traduit des chants auprès des anciens : le Barzaz Breizh.
Mais celui qui a popularisé la musique bretonne telle que nous la connaissons à l'heure actuelle est sans conteste (cet enf*** d') Alan Stivell. Ma Doué, ma Doué, mais à sa suite, des types commencent à se faire entendre : Glenmor, Dan ar Braz, Tri Yann et Gilles Servat, pour ne citer qu'eux.
C'est l'époque où maman était une pure utopiste, qu'elle enchainait les camps de vacances avec option nuits blanches et balades à St-Malo, avec Alan Stivell en bande-son. Bref, ces années 1970 étaient un vivier du folk traditionnel tel qu'il a pu se développer dans le reste du monde.
Après un petit trou dans les années 1980, où Rennes est devenu creuset de création pour la pop et le rock, 1990 et les années métissages et world music on redonné un autre salut à la musique bretonne, sous la houlette dans un premier temps d'un Denez Prigent très inspiré, entre Bretagne super goth à la Chateaubriant et métissage électro. Le retour des festoù-noz ont donné des groupes assez sympa tels que Carré Manchot. L'autre spécificité de la Bretagne, désormais, est la musique alternative (rock, dub...) et l'écriture.
Donc voilà, je vous ai fait un petit aperçu de ce qui a pu se faire comme musique en trente ans dans mon pays...

- Armens, Ar-men (Ce groupe que l'on appelle le Noir Désir lorientais traîne leurs godasses dans les salles de France et de Suisse depuis 1996. Perso, j'adore leur son, je les ai vu plusieurs fois en concert, dont une fois en 2007 – je faisais partie de l'organisation et c'était hot hot – où ils ont envoyé le bois devant 3.000 personnes... Et quand ils jouent à domicile, c'est un bonheur...)

- Gilles Servat, Je dors en Bretagne ce soir (C'est ce que je me dis quand je prends le TGV Paris-Rennes, puis le TER Rennes-Dol le vendredi soir... Et comme je suis une grande voyageuse, quand je rentre de voyage, c'est ma bande-son... Gilles Servat, j'étais dans l'organisation d'un de ses concerts avec le bagad de Saint-Malo en 2006 qu'on organisait pour servir au financement de l'école catholique où enseignait ma mère. Lors de la conférence de presse, certains journalistes lui ont reproché à lui, ancien compagnon de route de l'Armée Révolutionnaire Bretonne, de chanter pour une école catholique... Il a gardé son calme – le directeur de ladite école était également présent – et a dit qu'il était avant tout un artiste et qu'il chantait où on lui demandait de chanter...)
- Denez Prigent, Sarac'h (Un vrai chanteur breton, de par sa voix prenante, de par le fait qu'il ne parle même pas français en concert... Et justement, cette voix m'évoque le romantique qu'on a justement appliqué à Chateaubriant, grand admirateur de la côte malouine en pleine tempête... Car Denez Prigent évoque surtout pour certains un gros coup de vent sur la pointe de Saint-Mathieu un 11 novembre, bref, une âme bretonne éternelle et fascinante)

- Tri Yann, La découverte ou l'ignorance (Oui, je suis citoyenne universelle, je suis née Française, mais le fait que je sois Bretonne est mon supplément d'âme... Ce texte, déclamé en 1976 par Jean-Louis Jossic, chanteur de Tri Yann, est l'un des plus bouleversant pour parler de cet état de fait)

- EV, Ihala (Ce groupe nanto-finnois envoie le bois et joue sur la provocation... Ils ont l'air de gros barbares, tatoués de partout et se produisant sur scène torse nu et en kilt (traditionnel ?). Pour une première approche, je vous ai mis un truc assez soft...)

- Glenmor, La gavotte romaine (Glenmor était un grand barde breton qui est décédé en 1998. Il a participé au renouveau de la musique traditionnelle. Il faut savoir aussi qu'en Bretagne, si on ne s'agenouille pas devant un jubé, on bouffe du curé à la tonne...)

- Dan ar Braz et l'Héritage des Celtes, King of Loeis (Car la musique bretonne ne peut être étudiée sans voir la globalité de la musique celte. Le brave Daniel de Quimper l'a bien compris en reprenant le répertoire aussi bien scot que gallois ou irlandais avec sa gratte... En tout cas, je suis super fière de faire partie de l'organisation de son concert dans mon village en août 2009...)

- Bagad de Lann-Bihoue, Gwir vretoned (Ah... Les Bagadoù, c'est une institution en Bretagne, à l'image de ce que peuvent être les pipe bands en Écosse... Mais j'aurais préféré vous balancer un son du Kemper, à mon humble avis, le meilleur et le plus créatif. Mais Lann-Bihoue est le plus visible, du fait que son statut militaire particulier...)

- Miossec, La fidélité (À l'instar de Gainsbourg ou de Bashung, le pilier de bar brestois, devenu conseillier municipal écolo à Plouzané, ne sait pas trop chanter mais sait écrire de belles chansons. Je trouve que la quarantaine lui a profité, bien que ma soeur et moi avons traîné nos spleens adolescents sur Boire et Baiser, d'où est issu cette chanson...)

- Yann Tiersen, Summer 78 (BO Good bye, Lenin) (Le meilleur ami de la référence précédente, devenu ermite sur l'île d'Ouessant après son divorce de Natacha Reigner, est un instrumentiste d'une rare virtuosité, doublé d'un être d'une timidité maladive... Ce qui fait qu'il est assez mal apprécié en live, bien que ses bandes originales et ses studios soient des chefs-d'oeuvre...)

- Carlos Nunez, Saint-Patrick an-dro (Certes, il est Galicien, mais ce joueur de uilean pipe et de gaita passe son temps au Festival Interceltique de Lorient et ce n'est pas pour rien qu'il a appelé un de ses albums Un Galicien en Bretagne. Accessoirement, je l'ai entr'aperçu traversant un wagon de TGV que j'empruntais... Miaaaaaam...)

- Yelle, Je veux te voir (Et oui, la petite que les Ricains s'arrachent est originaire de Saint-Brieuc... Heureusement qu'elle a réussi à se sortir de ce pétrin urbain avec son son Tecktonik...)

- Renan Luce, La lettre (Encore une fois, oui oui oui, le piou-piou à gra-gratte morlaisien me file encore des orgasmes... Surtout depuis que j'ai appris qu'une camarade de fac était au lycée avec lui... Aaaaaaaah!)

- Niagara, Quand la ville dort (Et oui, Muriel Moreno, l'étudiante en histoire de l'art, et Daniel Chevenez, le clavier de plusieurs groupes, sont rennais de création...)

- Étienne Daho, Week-end à Rome (Là aussi, je sens que je vous troue le derche en vous disant que Daho avait choisi Rennes comme lieu de création et de résidence dans les années 1980... Mais puisque je vous le dit ! Heureusement, finalement, qu'il y a eu des personnes pour créer les Transmusicales en 1979, dont Daho...)

- Tri Yann, Marie-Jeanne-Gabrielle (Dommage que je ne vous ai pas retrouvé l'originale, chantée par Louis Capart. Mais Marie-Jeanne-Gabrielle est un peu l'histoire de ma grand-mère maternelle, ainsi que toutes les grands-mères bretonnes qui ont connu leur pays et leur campagne avant les années 1950. C'est pour cette raison que cette chanson a une telle importance pour moi. Quitte à appeler ma fille Marie Jeanne Gabrielle...)

- Gildas Arzel, Sandrine (Un chanteur assez peu connu en tant qu'interprète, mais surtout connu pour avoir collaboré en tant que compositeur avec Jean-Jacques Goldman et Jacques Verenuso pour Garou et Céline Dion... Et cet état de fait est un tort que je dois de corriger. En effet, ses chansons à résonnance folk valent le coup de s'attarder...)

- Soïg Siberil, Kest ar Sonerien (Ce Parnassien de naissance est rentré au pays au début des années 1970 pour vivre la culture de son père et s'en inspirer pour renouveler le répertoire de la guitare celtique, accordée d'une certaine manière. J'ai découvert Soïg Siberil lorsque je commençais la guitare. Ma mère m'a mis à disposition un de ses ouvrages de partitions et j'ai découvert de cette manière les subtilités de la guitare accordée DADGAD... Les spécialistes m'auront comprise...)

- Kan Tri, J'ai voyagé en Bretagne (Un délire de trois violonistes : Patrick Ewen, Eric Delahaye et Melaine Favennec... Cela me rappelle certains midis étudiants, où nous chantions cette chanson à tue-tête avec mon ami Aurélien... Le bon temps)

- Denez Prigent, Ar sonerien du (Un Denez Prigent donc plus orienté sur les morceaux traditionnels pour faire la fête, qu'il réorchestre de manière assez weird... Une signature. Mais on voit ici ses capacités en concert, en l'occurence au Festival Interceltique de 2001...)

- Carré Manchot, Suite fisel - ton diwezhan (Le fisel, alias le coupe-pattes de Rostrenen, est la seule danse bretonne commune que je ne sais pas danser. J'ai essayé, mais je disais bien la même chose du kost ar hoed du pays vannetais. De toutes façons, "ceuss ed' Rostrenen" sont des gens aux moeurs bizarres, comme tous ceux qui vivent en centre Bretagne, qu'on peut communément appeler "Le trou du cul du monde"...)

- Jeanne Cherhal, Les photos de mariage (Je vous la sers parce qu'elle est nantaise, mais bon Dieu qu'elle m'exaspère, cette fille...)

- Merzhin, L'hacienda (L'école MJC de Landerneau forme des petits mecs qui envoient le bois depuis 1998. Et quand je demande à mes copains normands ce qu'ils en pensent, ils piquent des crises d'hystérie. Pour avoir organisé leur concert en 2008, je peux dire que cet univers mi-festif mi-gothique a de quoi plaire...)

- Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, OCB (Un bel hommage de ces Rennais déjantés à une entreprise quimperoise florissante et à l'industrie traditionnelle du chanvre des monts d'Arrée qui a repris de l'activité depuis Les nains de jardin de Merzhin... Hé hé hé...)

- Soldat Louis, Tirer des caisses (On ne connait de ces sympathiques Lorientais que le tubesque Du rhum, des femmes. Mais Soldat Louis, c'est vingt ans de carrière basée sur la mer, ses marins, et ses "femmes" de marins... J'ai organisé leur concert en 2007, ça a vite été un peu ingérable niveau viande saoûle, mais bon concert, bon bon groupe...
02:16 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
04.01.2009
J'y étais... Au cabaret de France Musique

Tout d'abord, je voudrais souhaiter une bonne et heureuse année 2009 à mon lectorat, qu'il soit habitué ou de passage. Pour célébrer cette nouvelle année, je ne suis pas allée à Bruxelles rejoindre mes frères chrétiens, mais à Épernon chez une copine à danser et chanter toute la nuit déguisée en prince indien, ce qui est tout aussi dément.
En ce début d'année 2009, étant donné l'avenir peu radieux que propose le gouvernement français à l'audiovisuel public, j'ai décidé d'en profiter pour participer à une vraie émission de service public comme j'aimerais qu'il en existe plus pour justifier la redevance. Je me suis donc rendue ce soir, dimanche 4 janvier 2009, à la Maison de la Radio, dans le 16e arrondissement. J'ai patienté un petit moment dans le hall, puis, avec un tout petit groupe (genre une vingtaine de personnes), nous nous sommes rendus vers 17h55 au studio Sacha Guitry. Et là... Un bonheur absolu. Je me rend au premier rang toute excitée... Putain, je suis dans la même pièce que mon idole, à 3m de LUI!!!!

Comme vous le savez tous, Jean-François Zygel est un petit peu la mascotte (pas encore) consentante de ce blog dédié à la musique... Ce sémillant pianiste et compositeur de 48 ans est en effet l'une des incarnations les plus vivantes de la musique académique qui se joue de manière non académique... Bref, pour moi, il est l'équivalent d'un dieu vivant, à l'image d'Eric Clapton ou d'Angus Young. Il se fait connaître depuis quelques années avec des petites actions telles que les jeudis de la musique à la mairie du XXe arrondissement, ses petits cours didactiques sur les principaux compositeurs, et, depuis l'été 2006, son émission La boîte à musique de Jean-François Zygel sur France 2 les vendredis soirs en été.
Depuis quelques années aussi, il présente Le cabaret classique sur France Musique. Et depuis septembre 2008, il a changé le titre de cette émission en Cabaret de France Musique. En effet, il présente désormais alternativement avec son vieux pote de trente ans Antoine Hervé, un jazzman assez inspiré avec lequel il a fait ses gammes au Conservatoire national. Mais c'est donc avec mon idole Jean-François que j'assiste à cette émission spéciale nouvelle année et Épiphanie.
L'émission commence donc par un générique artisanal, joué par le maître en personne, accompagné des commentaires de Jean-Yves Patte, musicologue. Après la description du whisky préparé pour l'émission (avant, c'était le thé...), l'éphéméride musical commence, entre évocations de l'Épiphanie en musique et tour des créations d'opéras un 4 janvier. Maintenant, il est temps d'élire le roi et la reine de l'émission avec une galette des rois (si, si!) et du champagne... Choueeeeette! Même si ce n'est pas moi la reine, ce n'est pas grave, on apprécie les efforts du service public :)
Ensuite, évocation de la nouvelle année avec les Oiseaux : Jean & Johnny, deux imitateurs très très mignons de chants d'oiseaux, qui nous expliquent que le nouvel an n'est pas le même pour toutes les créatures de la planète. Ensuite, Jean-Yves Patte nous ressort une archive du 4 janvier 1971 : Salvador Dali qui fait la pub pour le Crédit Commercial de France. Après explication des délires de Dali par un économiste (si, si!), Jean-François nous fait une petite impro sur ces termes de "divine diarrhée de dollars"...
Bref, en sortant de l'émission, je dis : NON, NON, NON! NE TUEZ PAS L'AUDIOVISUEL PUBLIC !!!
21:28 Publié dans Klassik | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : icone, classique
29.12.2008
Une oeuvre n°5 : "Scarborough Fair/Canticle" de Simon & Garfunkel

Au début des années 1960, Paul Simon n'était qu'un guitariste new-yorkais comme beaucoup d'autres, Arthur Garfunkel un chanteur débutant new-yorkais comme beaucoup d'autres. Ils avaient bien fait un album ensemble en 1964 qui avait reçu un petit succès d'estime, mais sans plus. Et puis en 1967 est arrivé Mike Nichols qui cherchait de quoi faire une BO à son nouveau film, l'histoire d'un jeune diplômé de Harvard qui, à 21 ans, ne sait pas quoi faire de sa vie et se fait déniaiser par une copine de ses parents. Ça tombait bien, les compères avaient du talent et quelques titres à revendre. Ce film, c'est Le Lauréat et c'est de cette manière que Simon & Garfunkel ont gagné leur aura.
Tout d'abord, parce que déjà, Le Lauréat préaugure de grands maux de la société américaine, et il est en cela culte. Ensuite, la personnalité de Dustin Hoffman, acteur débutant qui – contrairement à ce que son physique laisse imaginer – a allégrement passé la trentaine, envahit totalement l'écran. Il n'est pas super beau, mais doté d'une signature naturelle à la fois sombre comme les comédiens de western et fraîche comme un jeune premier, ce qui lui permet de jouer à la fois la naïveté et la perversion, entre autres sentiments paradoxaux. Ce rôle d'étudiant paumé entre la mère et la fille lui va donc à ravir.
La bande originale du film est d'ailleurs un album à part entière de Simon et Garfunkel. C'est là que l'on retrouve leurs plus grands succès, tels Mrs. Robinson, The Sound of Silence... Mais j'ai choisi ici de présenter un morceau bien à part : Scarborough fair/Canticle. Cette chanson, assez aérienne, intervient dans le film quand on découvre l'histoire entre l'étudiant et la fille de son amante, LA véritable histoire d'amour du film.Cette chanson est en effet une reprise d'un vieille chanson du Moyen Âge sur le marché du port de Scarborough, en Angleterre. C'est l'histoire d'un homme qui ne sait dire à sa bien-aimée qu'il l'aime. C'est donc cet hymne courtois que Simon & Garfunkel associe finalement à l'amour pur entre les deux adolescents, contrairement à la pulsion sexuelle qui associe l'étudiant à Mrs. Robinson.
00:07 Publié dans Oeuvre décortiquée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : usa, bo, culte
16.12.2008
C'est Noël...
Vous l'auriez remarqué – moi aussi en bossant à la FNAC en cette période –, les magasins deviennent fous, les mendiants font encore plus pitié que d'habitude, la CB chauffe plus que d'habitude... Oui, c'est bientôt le 25 décembre, et qui dit 25 décembre dit Noël.
Même si depuis les années 1950, c'est plutôt le père Noël, ou plutôt Santa Claus qu'on célèbre à cette date, en s'offrant ou en offrant aux enfants des cadeaux mirobolants, j'aime pourtant à penser que Noël garde encore sa signification chrétienne, chère à mon coeur...
Oui, car moi, ce que je célèbre en ce 25 décembre, c'est la venue du Seigneur mon Dieu, à savoir Jésus-Christ. D'ailleurs, je me fous qu'il soit né ou non un 25 décembre, Noël, c'est pour moi la célébration de ma famille, en mémoire de la famille originelle... C'est pour cette raison que ma mère m'exhorte à revenir en Bretagne le 24 au soir, alors que je bosse jusque 19h et que rebelote le 26.
Ce qui me plaît, c'est de voir les yeux de ma mère pendant cette période. Elle redevient une véritable petite fille qui s'émerveille de tout. Alors quand je lui ai annoncé que j'allais signer mon CDI, elle a vu cette chose comme une bénédiction de plus que le Seigneur son Dieu accordait à notre famille (qui est en train de se casser la gueule... mais bon, on ne peut pas tout avoir...).
Bref, je laisse parler les cyniques qui ne voient en Noël qu'un avatar de la société de consommation, de toutes façons, très peu d'entre eux essayent d'en comprendre la raison profonde. Certes, le but n'est pas de consommer à outrance, mais de tout faire pour réunir la famille, ce qui est de plus en plus dur en ces temps...
Comme d'habitude, voici ma playlist pour fêter Noël :

- Tino Rossi, Minuit chrétien (En hommage à ma mère qui prépare toujours le repas du 24 décembre. Elle règle au millimètre près pour que nous assistions à une messe pendant le repas... Et puis, Minuit chrétien est le symbole le plus vivant de ce que représente Noël pour le quart de cette humanité...)
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- Les anges dans nos campagnes et Il est né le divin enfant (C'est notre délire entre cousins en sortant de la messe de minuit. Car là, on sait que c'est Noël, et que nous pouvons commencer la fête...)
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- Diana Krall, Jingle bells (Parce que je préfère le jazz et la voix chaude de Diana aux voix niaises des gosses qui chantent Vive le vent, vive le vent d'hiver...)
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- Franck Sinatra, White Christmas et Santa Claus is coming (J'admire la capacité des jazzmen américains de créer des standards de Noël aussi facilement. Et puis Santa Claus... pour un petit délire... Puisque même si nous étions au mois de juillet, cette chansonnette a fait partie de la playlist qu'a lancé l'homme qui m'a dépucelée pour me détendre... Évidemment, même si nous étions en plein ébat, cette petite référence m'a fait rire...)
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- Wham!, Last Christmas (Classique truc des Anglo-Saxons à créer de la soupe avec du bon sentiment. Le tube de Noël, c'est comme chez nous le tube de l'été. Mémorable, surtout chantée avec des Polonaises dans une maison de retraite de Lisbonne, devant un parterre de grabataires portugais médusés devant ces minettes qui venaient troubler leur calme...)
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- Dean Martin, Let it snow et Silver bells (Encore plus que Franck Sinatra, Dean Martin est pour moi l'archétype du charmeur qui donne la chaleur aux flocons de neige...)
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- Bobby Helms, Jingle bells rock (Parce que j'adore cette chanson, chantée par n'importe qui... Même par le clochard du coin, cette chanson est THE chanson qui dépoussière Noël)
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- Johnny Cash, Joy to the world (Parce que ce Christmas carol anglais du XVIe siècle a quand même beaucoup de chien avec l'anticonformiste Johnnie Cash au micro. Et pour ma meilleure amie, avec laquelle je partage ma joie particulière à l'approche de Noël)
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- Graeme Allwright, Petit garçon (Parce qu'à chaque fois que je fêtais Noël avec mon école primaire, où enseigne toujours ma maman, on chantait cette chanson. C'est un symbole. La preuve, je la joue en boucle sur ma compagne la guitare depuis un mois. Et c'est toujours un plaisir de la chanter pour mon filleuil Charly...)
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- Tino Rossi, Petit papa Noël (Parce que, même dans ma famille, Tino Rossi est indissociable de Noël. Un Noël sans Tino à l'ouverture des cadeaux le matin du 25 décembre chez mémé est un Noël raté. Car il faut savoir que chaque année, 14 paires de chaussures se retrouvent chez ma grand-mère pour économiser du taf au Bad Santa...)
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& Merry Christmas to all of you...
22:38 Publié dans Liste di Giovanna | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : xmas time
15.12.2008
My first CDI
Voilà, je l’annonce tout de go ici. Je sais la nouvelle depuis vendredi soir, 12 décembre 2008, alors que je sortais d’une journée ereintante de conseillière jeunesse à la FNAC Forum. Il est 19h10 quand je rallume mon portable dans le métro. J’entends un message : le DRH d’un groupe culturel situé à Villiers-Le-Bel m’annonce qu’il compte sur moi pour occuper le poste de secrétaire éditoriale au sein de son service d’édition.

Ce poste est très important pour moi, car c’est non seulement un poste de secrétaire éditoriale, mais mon premier contrat à durée indéterminée que je signerai de ma toute jeune carrière dans l’édition. Certaines filles mettent des années à avoir le poste de leurs rêves. Moi, j’aurai mis presque 26 ans, 7 ans d’études post-bac entrecoupées d’une année de chômage et de remise en question pour avoir ce privilège. Certes, dans un premier temps, ce sera un mi-temps, pour évoluer d’ici le mois de mai 2009 vers un temps plein. Je vais dès lors toucher environ 1890 euros bruts de salaire, ce qui, pour une débutante dans l’édition, est honorable, lorsque certaines filles restent tricardes (moins de 1500 bruts après plusieurs années).
J’ai été moins présente sur ce blog, car pendant deux mois, j’ai subi un peu le contrecoup de mon stage et de la fin de mes études. Je sais par habitude que les mois d’octobre et novembre sont pour moi des mois assez bad karma. Cela n’a pas loupé cette année, puisque j’ai perdu ma grand-mère paternelle au 3 novembre. Pour contrebalancer, le mois de décembre est généralement bon. La preuve, j’ai su le mardi 2 décembre que j’étais embauchée à la FNAC Forum pour les fêtes, que j’avais obtenu mon diplôme de Master 2 Métier du livre et que j’avais un entretien dans la boîte où je vais désormais bosser à partir du 12 janvier.
Me connaissant, vous allez vous dire Elle a dû fêter ça en musique. Effectivement, mais pas que (car Tiny n’a pas manqué à ouvrir sa bouteille de champagne et, de mon côté, j’ai fêté ça comme une vraie Bretonne, c’est-à-dire en picolant avec mes copines…). Malgré tout, la signature prochaine de mon CDI m’a inspiré ma petite playlist de 20 titres :

- Madcon, Beggin (C’est frais, c’est la sensation de l’automne et ça me met en joie. Parfait pour commencer une playlist spéciale signature de CDI…)

- Aretha Franklin & the Blues Brothers, Think (Ma soeur et moi en soirée, ou bien des délires de Nouvel An à l’étranger…)

- Marvin Gaye & Tammy Tremell, Ain’t no mountain high enough (Car il n’y a pas eu de montagne assez grande pour arrêter ma quête vers mon bonheur… Car j’ai toujours Tiny!)
- Santa Esmeralda, Don’t let me be misunderstood (Car je dédie mon succès à certains de mes amis qui n’ont pas été directement acteurs de ce succès, mais sans qui je n’aurais pas eu la force d’avancer…)

- Dschinghis Khan, Moskau (Et bis repetitia… Car faire la fête en cas d’échec permet de ne pas sombrer et de rêver à des jours meilleurs…)

- Moon Ray, Comanchero (Là aussi, pas de mystère, se remémorer des fêtes passées pour apprécier le moment présent… Et puis, honnêtement, je n’aurais pas fêté ce succès sans de la musique qui fleure bon mon enfance de party girl)

- Silver Pozzoli/Ryan Paris/Miko Misson, Medley (Parce que comme celui qui changeait de nom et de visage à chaque chanson qu’il chantait, j’ai oublié mon cerveau au placard depuis vendredi soir…)

- Michel l’ingénieur informaticien, Mitch Bucanon (Car comme Michel l’ingénieur informaticien, je risque d’être un peu trop passionnée par mon métier de secrétaire éditoriale…)

- Discobitch, C’est beau la bourgeoisie (Car j’en ai bu, du vin pétillant, pour faire la fête…)

- Coldplay, Speed of sound (Comme un énorme poids qui s’enlève de mon âme… Car j’ai dû batailler avec maman pendant 2 mois pour la convaincre de me laisser vivre à la capitale… Mais j’ai gagné. D’ailleurs, elle-même vit ce succès comme quelque chose de personnel, au moment où elle voit la déchéance de son couple. Elle aussi doit se sentir un peu plus légère par cette annonce)

- Sandie Thom, I wish I was a punk rocker (Comme elle, je me sens l’âme de changer le monde, maintenant que j’ai réussi à accomplir mon destin…)

- The Who, Won’t get fooled again (Comme une violente envie de dire mer…ci à ceux qui n’ont pas cru en moi. Juste allez vous faire foutre)

- Kassav’, Zouk la sé sel médikaman nou ni (C’est le soleil dans ma tête, même s’il fait un froid d’enc**é sous nos latitudes…)

- Sergio Mendes & Brasil 66, Mais que nada (Une façon de dire qu’un mi-temps pendant quatre mois, c’est Mieux que rien)

- Ludwig van Beethoven, Symphonie n°9 en ré mineur, op. 125, 4e mouvement choral - Presto Allegretto dit “Hymne à la joie” (What else?)

- Johannes Brahms, Danse hongroise n°5 (Parce c’est, à mon sens, ce petit air d’Europe de l’Est qui amène la chaleur et la joie en hiver. Oui, il fait davantage là-bas un froid d’enc**é que sous nos latitudes, mais même quand le temps est au mauvais fixe, la party et la joie sont de rigueur…)

- Guru Josh Project, Infinity 2008 (Sans transition aucune, voici une autre manière de réchauffer son corps et son coeur en ces temps de grise mine…)

- The Champs, Tequila (Allez, oui, je profite de fêter mon CDI à la bretonne… Parce qu’après, faudra bien que je mérite mon salaire…)

- Deportivo, Parmi eux (Cf. The Who. Mais en français, c’est encore plus explicite)

- Tri Yann, La botte d’asperges (Pour finir mes festivités en beauté, une danse bien de chez moi…)
23:27 Publié dans Bouba | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lista, personnel
07.12.2008
Imprimé Zebra
Comme vous le savez, je suis assez friande de métissage musical. Afro-celt, électro-musette, punk-yodl, rien ne me fait peur. Et un jour, au détour d’une édition de Taratata où était invité le groupe de ragga allemand Seeeed, j’ai découvert un truc qui allait bouleverser ma conscience des mélanges des genres : le bootleg.
Parallèlement, j’ai découvert le désir et le sexe avec Internet, puis avec un vrai homme, barré de son état. Entre autres bizarreries, il était fan d’un DJ d’un genre particulier : DJ Zebra. Ce sémillant bidouilleur qui sévit aujourd’hui sur la radio Virgin du lundi au vendredi de 22h à 0h s’amuse à associer des artistes aux univers très divers pour détourner de manière joyeuse toute institution de la musique.
Mais qui est-ce ? Oh joie, il est Breton d’origine… Le petit Antoine commence par la guitare à 9 ans, puis rejoint Rennes et les groupes punks. En 1992, il rejoint le groupe Billy ze Kick et les Gamins en Folie en tant que DJ et bassiste. Après la dissolution du groupe en 1995, il commence ses bidouillages, jusqu’à en avoir composé environ 350 aujourd’hui.
Reprenant la tradition qui sévit en Jamaïque depuis les années 1960, certaines de ses œuvres ont une sonorité ragga. Alors qu’avant lui, le bootleg avait une saveur fortement contestataire et illicite, il y met tellement de talent que certains des artistes dont il bidouille les œuvres se retrouvent avec lui quand il mixe en concert. Et ceci, c’est une première, car les artistes ne sont d’habitude pas enclin à se mêler avec des bootlegs. Évidemment ses amis de Billy (qu’il a mixés avec notamment les Wampas et Téléphone), mais aussi Cali, Dyonisos et Joey Starr. Dans ses mixes, on notera tout de même une prédilection pour des artistes tels que Noir Désir, Dyonisos, Serge Gainsbourg, M et Katerine.
Bon, après la théorie, voici la pratique en quelques petites friandises.
- Joey Starr Wars (Joey Starr vs. John Williams vs. Daft Punk) (Alors que le morceau original J’arrive de Joey Starr avait tendance à avoir une bande-son un peu molasse, malgré des guitares électriques, Zebra a eu la bonne idée d’associer l’inénarrable Thème de l’Empereur de John Williams composé pour l’inénarrable trilogie de George Lucas à la basse et à la rythmique de l’inénarrable Da funk de Daft Punk. Et voilà comment Joey Starr s’en sort grandi…)
- Camille as you are (Nirvana vs. Camille) (Mix entre Come as you are et Ta douleur, j’aime la prise de risque… Elle s’avère payante)
- Machistadance (-M- vs. Eminem vs. Kelis vs. Louise Attaque) (En général, un bootleg associe deux artistes, mais Zebra fait fort en associant Machistador, Without me, Trick me et Amoureux, si c’était hier. Ce dernier morceau a également été associé à Daft Punk. Bref, c’est illimité…)
- L’obstacle de Mister Chat (Interpol vs. Dyonisos) (Là, il a eu de la chance que ça collait, parce que ce n’est pas toujours le cas… C’est le risque du bootleg)
- M- & Clyde (Serge Gainsbourg vs. -M-) (C’est drôle, l’instru de Bonnie & Clyde déniaise de façon sympathique Je dis aime)
- Jim nous portera (The Doors vs. Noir Désir) (Quand deux morceaux aussi planants que Riders on the storm et Le vent nous portera sont associés, Zebra nous emmène au pays des rêves sous stupéfiants… En tout cas, Tiny et moi sont ultra-fans)
- Dyonisos in Babylon (The Melodians vs. Dyonisos & Olivia Ruiz) (Un morceau dans la pure tradition bootleg reggae…)
- Alice en France (Noir Désir vs. Indochine) (Les guitares d’Un jour en France défont le côté pop goth sucré d’Alice et June pour lui donner une force revendicative…)
- Believe Tostaky (Noir Désir vs. the Chemical Brothers) (Associer un Believe sautillant et un Tostaky militant était couillu. On sait maintenant que les gauchistes n’ont plus aucune raison de ne pas mettre le feu au dancefloor…)
- Take me out saturday night (Franz Ferdinand vq. Neimo) (Pour ce morceau, Zebra a préféré faire appel à un chanteur pour reprendre Saturday night d’Oliver Chatham et l’associer au marrant Take me out)
Initials B(eastie) B(oys) (Serge Gainsbourg vs. Beastie Boys) (Comment dire ? Celle-là, elle était facile…)
- O Brother Ray (Ray Charles vs. Soggy Bottom Boys) (Curieusement, ce n’est pas ridicule, ce petit mélange de tubes des années 1940-50 : What I’d say et I’m a man of constant sorrow, reprise par George Clooney pour le film O Brother des frères Coen…)
- Boulevard of broken songs (Green Day vs. Oasis vs. Travis) (Celui-là n’est pas un bootleg de Zebra, mais je l’aime bien, donc c’est cadeau)
Et pour finir, une dernière petite friandise de Zebra, un bootleg nommé J'adore ton daddy (Boney M vs. Philippe Katerine)
23:05 Publié dans Electro | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, bootleg
25.11.2008
Un oeuvre n°4 : Bande originale du film "Le Mépris", par Georges Delerue

Pour comprendre Le Mépris de Jean-Luc Godard, réalisé en 1963, il faut comprendre le contexte culturel dans lequel cette oeuvre que je n'ai malgré tout pas vue se situe. Dans le cinéma français des années 1960, c'est la Nouvelle Vague, dont l'un des chefs de file est effectivement Jean-Luc Godard, qui s'inspire directement dans ses films du situationnisme d'un Ingmar Bergman au sommet de son art...
Je ne vous parlerai donc pas de l'histoire de ce couple, le scenariste Paul Javal (Michel Piccoli) et son épouse Camille (Brigitte Bardot) qui, en rejoignant le tournage d'un film de Fritz Lang (qui joue son propre rôle) en Italie. Ils s'aperçoivent alors que le couple est régi par le mépris l'un de l'autre et que la rupture est inéluctable... Mais l'important, désormais, n'est pas dans l'histoire de ce film, mais dans la représentation qui en est faite.
D'abord, ce que Godard veut dire à travers ce film. Certains spécialistes interpréteront la fin du film (que je ne connais pas, puisque je ne l'ai pas vu...) comme une volonté de tuer à la fois une vision ancienne du métier de cinéaste (à travers la mort du producteur) et la Nouvelle Vague (à travers la mort de Camille)... Bref, c'est éminnement situationniste, et vous nous pouvez pas savoir à quel point le cinéma situationniste me broute les noix... Passons.
Ce qui symbolise le film, c'est aussi l'affiche. Une Brigitte Bardot omniprésente, sensuelle, obsédante. Et ce que ceux qui ont vu le film ne retiennent que son minois et ses courbes dévoilées et fantasmées par une Jean-Luc Godard éberlué d'avoir une femme pareille devant sa caméra. Parce que, même si le film est tiré d'un roman italien écrit par Alberto Moravia, l'histoire n'est rien, il n'y a qu'elle. Et c'est justement parce qu'elle résume à elle seule la situation que ce film aujourd'hui fait l'objet d'un culte.
Cette obsession charnelle se retrouve dans la musique du film. Évidemment, faire appel à Georges Delerue ne pouvait que garantir la signature sonore et reconnaissable entre mille de ce film. Mais là encore, Delerue n'a pas été bon, il a été parfait, car il a tout de suite percé cette obsession chez Godard. Résultat, si l'ensemble de la bande originale est une pure merveille, le thème qui symbolise le film est évidemment celui que Delerue a dédié au personnage de Camille. La femme, évidemment. La base des violoncelles est magnifiquement posée, les altos sont tout en langueur et les violons qui donnent cette impulsion, qui se mettent à répondre aux altos, comme pour souligner l'insolence de Camille face à son mari... Bref, ce morceau contient ce mélange de sensualité, d'obstination et de tristesse que peut être le personnage de Camille.
Régalez-vous les oreilles...
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... et les yeux aussi...
00:35 Publié dans Oeuvre décortiquée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, film, nouvelle vague





































